réflexions

Osons…

 

Ce matin ce verbe me trotte dans la tête, je déteste cette fête du nouvel an qui se profile,
les mots, bilan, résolution,
la vie continue son cours mais lançons-nous ce défi, point de frilosité…
« Osons »
Osons mesurer le temps à sa juste valeur, ni avant, ni après, juste au présent
Osons vivre intensément, comme si chaque jour était le premier.
Osons regarder et découvrir le monde comme si nous ne savions rien.
Osons redevenir, renaître.
Osons retrouver notre appétit d’enfant.
Osons dévorer le reste du chemin.
Osons nous émerveiller, nous étourdir, pulser, sentir, rire, pleurer, nous tromper.
Osons rêver, échanger, rencontrer.
Osons tendre la main, donner, partager.
Osons recevoir.
Osons cultiver l’amitié, l’amour.
Osons ces sentiments qui parfument les jours.
Osons nous dire qu’aimer est un luxe, un cadeau, une chance.
Nous n’avons plus de temps à perdre « Osons »
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Tout change…

Nouvel esprit de Noël…
« J’vous ai apporté des bonbons »…
Il est bien loin le temps où les cadeaux de Noël étaient un monde de friandises, de douceurs faites de fruits et épices venus de pays lointains. Le vaste monde entrait dans les maisons en même temps que le sucre de canne, les dattes, les amandes, la fleur d’oranger, les oranges, et les mandarines. L’Orient se mêlait à l’Occident, la cannelle à la cardamome. Bredalas, (petits gâteaux en alsacien) pralinés, pain d’épices étaient des cadeaux de choix.
Mais tout change…
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Décembre…

Décembre et son calendrier de l’Avent,
de « l’avant  » devrais-je écrire …
La vie ne nous demande pas notre avis, elle est là présente dans nos peines,nos souffrances,
nos peurs,nos égarements, nos joies, nos rires, nos partages, notre amour.
Impossible de réécrire son histoire, mais l’interpréter autrement, modifier son point de vue,
changer le regard sur son existence, apprécier d’être vivant, mettre de la gratitude dans son cœur,
voir en toute chose aussi sombre soit-elle l’étincelle de lumière qu’elle contient.
C’est peut-être cela que l’on appelle avoir:
”Noël dans les yeux” !
Photos Hôtel de Ville de Mulhouse
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Avent…

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En attendant demain, et déjà décembre avec son calendrier de l’Avent,
de  » l’avant » devrais-je écrire …
La vie ne nous demande pas notre avis, elle est là présente dans nos peines,nos souffrances, nos peurs,nos égarements, nos joies, nos rires, nos partages, notre amour. Impossible de réécrire son histoire, mais l’interpréter autrement, modifier son point de vue, changer le regard sur son existence, apprécier d’être vivant, mettre de la gratitude dans son cœur, voir en toute chose aussi sombre soit-elle l’étincelle de lumière qu’elle contient.

C’est peut-être cela que l’on appelle avoir: ” Noël dans les yeux” !

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Rencontre…

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« Et cette main qui se tend vers le fruit, vers la rose, vers la bûche qui soudain flambe, j’ai le droit d’abord de vous dire que son geste d’atteindre, d’attirer, d’attiser, est étroitement solidaire de la maturation du fruit,
de la beauté de la fleur, du flamboiement de la bûche, mais que, quand dans ce mouvement d’atteindre, d’attirer, d’attiser, la main a été vers l’objet assez loin, si du fruit, de la fleur, de la bûche, une main sort qui se tend à la rencontre de la main qui est la vôtre, et qu’à ce moment-là c’est votre main qui se fige dans la plénitude fermée du fruit, ouverte de la fleur, dans l’explosion d’une main qui flambe,
ce qui se produit là alors c’est l’amour ! »
Jacques Lacan,
Le transfert dans sa disparité subjective, 7 décembre 1960.
source: Patrick Valas
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Tant que je m’aimerais…

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« Les hommes ne sont pas mes semblables, ils sont ceux qui me regardent et me jugent; mes semblables,
ce sont ceux qui m’aiment et ne me regardent pas, qui m’aiment contre tout, qui m’aiment contre la déchéance, contre la bassesse, contre la trahison, moi et non ce que j’ai fait ou ferai,
qui m’aimeraient tant que je m’aimerais moi-même. »
André Malraux in, « La Condition humaine »

Hans Bellmer, La poupée (détail)

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Saison…

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L’été à corps et à cri…
Saison sulfureuse ou temps de l’innocence ?
L’été dénude les corps, nous renvoie au paradis terrestre, au péché originel.
Les maillots (qui ne mettent en valeur que ce qu’ils cachent) remplacent
les pagnes en feuilles de figuier d’Adam et d’Eve et nous rappellent l’infâme condition humaine.
Inutile de se jouer une histoire…
De faire de l’été le credo du  » Je est un autre… »
L’été pour devenir soi-même…
Quelqu’un d’autre !
Photo David Seymour /Magnum
Italie 1948
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L’ami inventé…

bte aux lettres

 » … Et je ne sais pas bien pourquoi j’écris.
J’ai grand besoin d’une amitié à qui confier les petites choses qui m’arrivent.
Avec qui partager.
Je ne sais plus pourquoi je vous choisis. Vous êtes si étrangère.
Mon papier me renvoie mes phrases…
J’écris une lettre tout doucement, pour réveiller, sans trop y croire.
Je m’écris peut-être à moi-même… »

Antoine de Saint-Exupéry
in « Lettres de jeunesse à l’amie inventée »
(Valable au féminin comme au masculin...)
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Ombre et lumière…

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Nous ne pouvons vivre que dans l’entrouvert,
exactement sur la ligne hermétique de partage de l’ombre et de la lumière.
Mais nous sommes irrésistiblement jetés en avant.
Toute notre personne prête aide et vertige à cette poussée.
René Char ,
Les Matinaux,1964
Edward Hopper,
Soleil dans une pièce vide, 1963