Livres

Phrase musicale…

« Imaginez que vous souhaitiez caresser le visage d’un être aimé.
Vous commencez par en avoir la pensée qui s’accompagne du sentiment de votre tendresse. Puis vous dirigez votre bras vers le visage et, peu à peu, délicatement, en contrôlant votre geste, vous l’approchez de la joue.
Ce n’est qu’au dernier moment que votre main interviendra, qu’elle cherchera à se faire la plus douce, la plus tendre, la plus sensuelle possible.
Vous donnerez toute votre concentration à cet instant afin que votre main, et plus précisément le bout de vos doigts, transmettre en un geste de quelques secondes, de la façon la plus intelligente possible, votre message d’amour.
Caresser la joue d’un être aimé, c’est jouer une phrase musicale… »

Marie-Claire le Guay in,La vie est plus belle en musique

Livres

Pour une fleur…


[…] Alors on a l’impression que l’existence entière, avec ses joies et ses souffrances, ses amours et ses découvertes, ses amitiés, ses liaisons, les livres, la musique, les voyages et le travail ne constituent rien d’autre qu’un long détour menant à l’éclosion de ces instants où Dieu se révèle, où le sens et la valeur de tout ce qui existe et se produit s’offrent à nous à travers la forme d’un paysage, d’un arbre, d’un visage, d’une fleur.[…]

Hermann Hesse in ,Éloge de la vieillesse

Cinéma, Livres

Le dernier hiver…

« -Qu’elle pensée s’impose souvent à vous?
-L’urgence des choses à faire.
-Qu’est- ce qui vous étonne dans la vie?
-Sa brièveté. »

Gérard Philipe, Arts 1958

Il avait 36 ans, c’était un 25 novembre il y a 60 ans.

Reçu « Le dernier hiver du Cid  » de Jérôme Garcin (son gendre)
ma lecture du moment.
Pour moi il reste à jamais le médecin des « Orgueilleux »
la voix du Petit prince, l’interprète de Caligula de Camus, le personnage de François dans le « Diable au corps » pour ne citer que ces quelques exemples…

photo Gérard Philipe dans ‘les orgueilleux »

Livres

Fin d’été…

Ciel bleu d’une fin d’été ,soleil ,parasol,chaise-longue, insouciance du temps qui passe ,plongée dans la musique des mots, dans l’univers de Sagan que j’ai retrouvé le temps de la lecture de ce roman inédit acheté ce matin,lu dans la foulée avec un plaisir certain « Les quatre coins du coeur »

« Ce furent des notes de musique qui le firent avancer. Elles s’échappaient du vieux bureau à côté du salon et étaient issues de l’ancien Bernstein abandonné dans cette pièce adjacente dédiée officiellement aux fumeurs, aux artistes et autres conversations abstraites, c’est-à-dire que, depuis vingt ans, elle était vide et déserte.En fait depuis sa naissance puisqu’il n’avait jamais vu le piano ouvert ne n’en avait entendu une seule note s’échapper… »

Livres

Pourquoi choisir…

Pourquoi choisir Venise ?
Pour mesurer le chemin parcouru.
Venise n’est pas « là-bas » mais « là-haut », selon le mot splendide de Casanova. Il existe sans doute bien des hauteurs de par le monde où l’on peut jouir d’une vue étendue sur le passé, mais je n’en connais pas d’autres où l’histoire nous saisisse à ce point pour nous relier à notre propre vie.

Jean- Paul Kauffmann in, Venise à double tour.
crédit photo J. Brunerie.

Livres

Songes…

Le merveilleux d’un maison n’est point qu’elle vous abrite ou vous réchauffe, ni qu’on en possède les murs. Mais bien qu’elle ait lentement déposé en nous ces provisions de douceur. Qu’elle forme, dans le fond du cœur, ce massif obscur dont naissent, comme des eaux de source, les songes…
Saint Exupéry in « Terre des hommes »

photo LiliRoze