humour

Tentation…

Aujourd’hui un peu d’entraînement
Demain le grand marathon
Mais n’oublions pas, plus j’achète moins je jouis !
« Hâtons-nous de succomber à la tentation,avant qu’elle ne s’éloigne » (Epicure)
A chacun la sienne !
humour, Livres

Les eaux troubles…

On fête la convivialité de se retrouver en terrasse, de parler sans restriction. Prendre un cocktail, c’est chaud.
Et puis il y a le mojito…
On a beau continuer à suivre la conversation, feindre l’indifférence, quand le serveur dépose le verre sur la table, on sent qu’une aventure commence.
C’est tellement pervers, tellement trouble. D’emblée une invite à plonger, à s’embarquer vers des fonds sous-marins qu’on aura bien du mal à maîtriser…
Le mojito, c’est à la fois opaque et transparent. Dans les verts, bien sûr, mais dans les noirs aussi,avec des zones un peu plus claires à la surface et des mystères insondables tout au fond de l’apnée. On y trempe les lèvres, surpris de cette fraîcheur qui sait prendre les oripeaux d’une moiteur de marigot. Tout cocktail impose une consommation lente, entrecoupée de pauses, d’abandons et de retours.
Avec le mojito, on ne domine rien. La dégustation devient fascination, et c’est lui qui commande. Le plus étonnant est cette persistance du sucré dans une mangrove aux tons si vénéneux. On se laisse pénétrer par une fièvre froide, on s’abandonne.
Au bout d’une errance glauque on sait que vont venir une chaleur, une euphorie. Mais il faut dériver dans la forêt feuilles de menthe, ne pas craindre de s’engourdir, abandonner l’espoir de la lumière.
Nager toutes les transgressions, se perdre, s’abîmer, chercher infiniment, descendre.
Alors montera le plaisir.
Philippe Delerm (extrait de) « Les eaux troubles du mojito »
  Hier j’ai fait l’expérience avec un « spritz », en fermant les yeux j’ai vu la fuite du soleil dans la mer.
humour

Panne d’essence …

hopper essence
Promis je ne recommencerai plus…
Bien entendu, il l’aimait passionnément, comme il aimait passionnément tout ce qui lui appartenait
ou lui importait…
C’était l’ amour …Total…
Et moi qui croyais que l’amour Total était de dominer les sens?…
Ses craintes à Elle, un fiasco Total dans son couple par ce trop plein de passion,
lasse de ce conflit interne, raffinée elle avait tout simplement décidée de faire grève des sens, non pas par manque d‘énergie, ni de capacité, mais elle sentait ce besoin en Elle
d’aller faire ses pompes ailleurs…
Edward Hopper « Essence 1940 »
Moma New York