Cinéma, Livres

Le dernier hiver…

« -Qu’elle pensée s’impose souvent à vous?
-L’urgence des choses à faire.
-Qu’est- ce qui vous étonne dans la vie?
-Sa brièveté. »

Gérard Philipe, Arts 1958

Il avait 36 ans, c’était un 25 novembre il y a 60 ans.

Reçu « Le dernier hiver du Cid  » de Jérôme Garcin (son gendre)
ma lecture du moment.
Pour moi il reste à jamais le médecin des « Orgueilleux »
la voix du Petit prince, l’interprète de Caligula de Camus, le personnage de François dans le « Diable au corps » pour ne citer que ces quelques exemples…

photo Gérard Philipe dans ‘les orgueilleux »

Cinéma

La marge…

À un journaliste qui lui lance lors d’une remise de médaille:
Alors Godard, vous qui êtes un auteur marginal…,
Godard répond:
La marge, c’est ce qui tient les pages ensemble.

photo Godard et Bardot sur le plateau  » Le mépris 1963″
Cinéma

Tremblements d’une vie…

Festival…dans la sélection officielle pour concourir à la Palme d’Or le film…
mal de pierres
J’aime le cinéma , je suis curieuse de voir comment Nicole Garcia restitue la belle histoire de « Mal de pierres », livre que j’avais pris grand plaisir à lire.
Plusieurs scènes du film ont été tournées dans les paysages incomparables du Luberon, des Alpilles, du plateau de Valensole, ainsi qu’à Aix-en-Provence, ce qui ne gâte rien.
Donc  en attendant de voir je vous raconte l’histoire et mes impressions sur le livre de Milena Agus
124 pages de pur bonheur.
Une petite-fille raconte les secrets de la vie de sa grand-mère, secrets que celle-ci lui a confiés. Vieille fille à trente ans dans la Sardaigne secouée par la Seconde Guerre Mondiale,elle finira par se marier par « raison », elle aura un enfant, un fils qui deviendra pianiste. Et puis Elle devra guérir « un mal de pierres », des calculs rénaux… en cure elle rencontrera l’amour, où plutôt la passion, dans les bras d’un « rescapé » des combats.
Une infinie tendresse, une justesse incroyable, peu de mots pour dire les ravages de l’amour et les tremblements d’une vie.
extrait:
« Ils étaient assis sur un banc et grand-mère prit la tête du Rescapé entre ses mains, l’attira sur son coeur qui battait la chamade et défit les premiers boutons de son chemisier. Il caressa ses seins de ses lèvres qui souriaient.
« Et si nous embrassions nos sourires ? » proposa grand-mère, alors ils échangèrent un baiser liquide, interminable, et le Rescapé lui dit ensuite que cette même idée, des sourires qui s’embrassent, était venue à Dante au chant cinq de l’Enfer pour Paolo et Francesca, qui s’aimaient et  qui n’auraient pas dû
« 
« Le mal de pierres » de Milena Angus
Editions Liana Levi
Bonne lecture…
Bon film
L’ adaptation de Nicole Garcia  revisite l’histoire et présente les aventures d’une jeune femme qui se libère du carcan de sa famille bourgeoise pour vivre l’amour interdit avec un lieutenant blessé dans la guerre d’Algérie ou d’Indochine c’est selon les articles…
à suivre en salle le 19/10/2016
photo du film avec Marion Cotillard
Cinéma, Livres

J’sais pas…

…Imagine un type ici, tout seul, la nuit, à lire des livres peut-être bien, ou à penser, ou quelque chose comme ça. Des fois, il se met à penser et il n’a personne pour lui dire si c’est comme ça ou si c’est pas comme ça. Peut-être que s’il voit quelque chose, il n’sait pas si c’est vrai ou non. Il ne peut pas se tourner vers un autre pour lui demander s’il le voit aussi. Il n’peut pas savoir.
Il a rien pour mesurer. J’ai vu des choses ici. J’étais pas soûl.
J’sais pas si je dormais. Si j’avais eu quelqu’un avec moi, il aurait pu me dire si je dormais, et alors je n’y penserais plus.
Mais j’sais pas….

John Steinbeck, in Des souris et des hommes

photo du film de Gary Sinise  « Des souris et des hommes » John Malkovich

 

Cinéma

Rêve cinématographique en 80 films…

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C’était il y a quelques années pour rendre hommage à notre manière au septième art, nous avions imaginé en nous amusant  ce scénario écrit et réalisé avec mon fils et mon gendre…
Rêve cinématographique en 80 films…

J’ai fait un rêve, La vérité si je mens, demandez à ma mère, j’ai rêvé que Sébastien, Sylvain et moi-même (Matthieu) partions en Grandes vacances, La grande évasion en quelque sorte. Après ma  Leçon de piano  et  Deux heures moins le quart avant J.C  je décidais d’organiser  La grande vadrouille.
N’ayant pas de guide touristique sous la main, j’ai ouvert  Le livre de la jungle. Dès les premières lignes, j’apprends que mon ami  Le prince d’Egypte  était à  La poursuite du diamant vert et que Le pont de la rivière Kwai  était fermé. Ah ! Les misérables, Les ripoux, il n’y a plus de respect pour  Les visiteurs !!
Où aller ? ? ! !

Au Pôle nord, on y Marche à l’ombre  six mois de l’année, à Navaronne il n’y a que des canons.  L’Indochine trop humide !!!
C’est décidé, j’appelle  Les compères, j’espère juste que Sébastien n’est pas à son cours de  Danse avec les loups  et que Sylvain ne murmure pas à l’oreille des chevaux. Sébastien me propose d’aller visiter un nouveau zoo, Jurassic park. Non ! pas question, Le roi lion, L’ours, King Kong , Godzilla, Non ! !
Je préfère La belle à la bête ; et puis c’est loin, il faut prendre l’avion, je n’ai pas envie d’un Vol au-dessus d’un nid de coucou. Sylvain me propose L’Angleterre, pourquoi pas ! !
Ni une ni deux je réserve les places sur Le Titanic et prépare ma valise. Je prends une brosse à dents, un tee-shirt, un caleçon et une paire de chaussettes. Il me manque un  Cinquième élément…Ah oui les capotes anglaises.  A nous les petites anglaises.
Nous arrêtons un Taxi, celui-ci nous dit de prendre le Taxi 2 car le sien part pour Tobrouk. Sur Le grand chemin, alors que nous longions Le mur de l’Atlantique, nous nous arrêtâmes Au grand restaurant. La carte était minable, nous avions le choix entre  L’Aile ou la cuisse  et  La cuisine au bon beurre. Le resto était tenu par  Le bon fils  qui n’était pas  Le professionnel que nous attendions. La grande bouffe  était cuisinée par sa mère dont il fallait voir les dents, au premier sourire nous sommes partis comme des  Fugitifs , on aurait dit une  Momie, nous courions si vite que nous avons cru traverser  Les couloirs du temps .
A bout de souffle, je manquais d’oxygène, j’avais des Hallucinations. Je voyais  Le gendarme avec E.T l’extraterrestre  faire  La guerre des étoiles  pendant que Michel Strogoff  mangeait une Orange mécanique, bref, un vrai  Dîner de cons.

Quelques heures plus tard nous arrivions chez les rosbeefs, pas de Loup garou de Londres en vue, la voie était libre. Petite visite de Big ben, La tour infernale et
pris par La fièvre du samedi soir  nous nous incrustons à  La boum. Nous fîmes connaissance d’ Emmanuelle , de  Nikita et de Pochaontas, Manon des sources  était déjà partie avec  La chèvre . Je décidais de laisser Sylvain courtiser Pochaontas car je craignais qu’il y ait  Un indien dans la ville, je choisis donc  Emmanuelle.

Quelques slows plus tard, un type bizarre, une  Bête humaine nommée  Rambo piqua
La mouche  et m’envoya un coup de pied dans  Les valseuses. Je m’étalais sur  Le gazon maudit, moi qui croyais que  Le bonheur est dans le pré , j’ai cru à un  Tremblement de terre . Heureusement que  Le flic de Beverly Hill’s  était là, il sortit son  Arme fatale et embarqua  Le marginalTchao pantin  ! ! !
J’ai compris bien plus tard qu’il s’agissait de  La vengeance d’une blonde .

A mon réveil les gens m’appelaient  Le grand bleu ou  Le bossu de Notre dame. J’étais encore sous  Le choc. Finalement l’Angleterre n’était pas une bonne idée, Les liaisons y sont dangereuses. Alors qu’un  Faucon Maltais(fauché quelques heures plus tard par  Maverick et Goose ) tournoyait dans le ciel étoilé en regardant  Les lumières de la ville, j’ai regardé  Emmanuelle, Adieu ma concubine, t’as de beaux yeux tu sais ?. Elle me répondit : casse-toi, Je suis trop belle pour toi.

Au retour nous avons fait escale dans L’île du Docteur MoreauMortelle randonnée !!!,
il y avait des  Pièges en eaux troubles. La sirène du Titanic avait le son d’un
réveille-matin… Mon réveille- matin !!
Je ressentais Une grosse fatigue, et comme Tous les matins du monde j’avais Matrix
et ça, ce n’est pas un rêve.
Allez debout ! ! !  Aujourd’hui je vais ouvrir  Les portes de la gloire

(billet déjà mis en ligne en 2009)

Cinéma

Léger et grave à la fois…

En ces temps de festival du cinéma, j’ai envie de vous parler encore et encore de ce magnifique film de Wong Kar Wai  » In the Mood for Love « 
dont les  images restent gravées dans ma mémoire.

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Un conte d’amour et trahisons dans la  Hong Kong des années 1960
L’histoire d’un amour avorté, la solitude, la difficulté d’exprimer ses sentiments,
le temps qui passe et les souvenirs qui restent.

Film riche et complexe à la mise en scène sublime et sensuelle, une musique qui accompagne magistralement  le film qui me fait penser à un ballet, les corps
s’aimantent et se séparent et l’interprétation quasi féline du couple est exceptionnelle.
Je pourrais rajouter que le parti pris de la lenteur, qui se noue jusque dans les volutes de fumée des cigarettes, ajoute à la sensualité diffuse et tenace. Que le choix des lumières et des couleurs chaudes, sang et or, cajole les sens.
Et puis cette musique…

Cette rencontre d’un homme et d’une femme qui cherchent des réponses à des questions simples sur l’amour, la blessure liée à l’infidélité, les origines d’une rencontre et le regret.

Ce film  décortique les stratégies de séduction entre les deux personnages en ne s’attachant qu’à l’essentiel, toutes ces petites choses anodines qui sont le ferment de la passion érotique.
Regards subrepticement échangés dialogues à double ou triple sens, frôlements équivoques.
C’est un de ces films qui longtemps après dans la mémoire de nos sens nous révèle un peu plus de nous-mêmes et qui nous prévient que l’amour ne peut être que léger et grave à la fois.

 

Parce qu’Elle voudrait le toucher,
Elle s’éloigne
Parce qu’Elle voudrait lui parler
Elle se tait
Parce qu’elle voudrait l’embrasser
Elle s’écarte
Et lui regarde
Persuadé qu’elle est indifférente
Il tend l’oreille
Il n’entend que silence
Croyant que c’est volonté de distance.

                                                   

Cinéma

Le monde du désir…

 

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C’était la période des starlettes, des voitures décapotables, des bikinis…c’était Cannes et le monde du cinéma.
Je me souviens de ma première fois, (seule et unique fois) j’accompagnais ma grand’mère et ma tante, j’étais une petite fille qui comme toutes les petites filles de mon âge rêvait de robe de princesse, pas encore de prince charmant, j’étais encore à la période des  » Heidi « ,  mais confusément en voyant ces acteurs et actrices je sentais que j’entrais dans un autre monde.

Ma passion pour le cinéma ne s’est jamais tarie, j’aime le temps d’un film voir le monde à travers les yeux d’un personnage, à travers son regard je rentre dans le monde de son désir. Un voyage dans le désir d’un autre, un film comme voyage ,d’où je reviens plus riche de désir.
Le cinéma cet art du mouvement, le, les personnages se mettent en mouvement vers un but à atteindre ou pas,dont les séparent maints obstaclesmais qui vaut de se risquer et moi spectatrice de les suivre le temps d’un film. Alors me prend le vertige, une quête d’émotions, le temps d’un désir, l’âme en mouvement.

(réflexion après une lecture d’Ollivier Pourriol  « Cinéphilo »
et vos commentaires parlant de cinéma…)

Cinéma

Ainsi va la vie…

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Il venait la voir tous les jours, elle vivait dans un autre monde, celui où les souvenirs n’ont plus cours. Il l’accompagnait dans le parc, s’asseyait avec elle sur un banc et lui lisait quelques pages du journal qu’elle avait écrit pour justement ne rien oublier de leur histoire.
Lui espérait qu’une étincelle se produise, qu’un souvenir fasse irruption dans cette mémoire vide.
Inlassablement les jours se suivaient, parfois elle s’interrogeait et disait être curieuse de connaître la suite de l’histoire, histoire qui contient toute sa vie depuis la rencontre avec cet homme assis là à côté d’elle sur ce banc.
Lui continue de lire, de relire les passages de leur rencontre, de leur amour. Il aime encore profondément cette femme, sa femme qui ne le reconnaît plus.
Il garde l’espoir de la retrouver telle qu’elle était, mais ce que l’on nomme “Alzheimer”est impitoyable.
Un jour l’étincelle eut lieu, brève, mais oh combien intense, la retrouver, la prendre dans ses bras, l’embrasser…

Inspiré par le film “N’oublie jamais” de Nick Cassavetes ,
qui aujourd’hui me revient avec force en pensant à

Annie Girardot

*Ainsi va la vie …
« Au début c’est un titre  qui s’efface, ou bien le nom d’une ville. Un jour un homme arrive en blouse blanche il a l’air grave, il me dit:
-« Madame, vous êtes malade, vous perdez la mémoire.Elle ne reviendra jamais »
Les films que j’ai tournés, les hommes que j’ai aimés, c’est la belle histoire de ma
vie, sauf que maintenant vous la connaissez mieux que moi « .

 

*documentaire 2006/2007 tourné par Nicolas Baulieu
photo du film « N’oublie jamais »

 

Cinéma

Un balcon sur la mer…

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Après Camus hier et l’Algérie de son enfance et adolescence, un besoin impérieux de voir la mer, même à travers les images d’un film, et qui mieux que Nicole Garcia ne pouvait avec la réalisation de ce  » Balcon sur la mer  » remplir ce rôle.
Ce film je voulais le voir dès sa sortie, il y a presque un mois, je suis têtue dans mes envies,voilà chose faite.
Devant ma page blanche ce matin, j’ai plein de couleurs dans les yeux, les images défilent lumineuses, musicales, sentimentales, ondoyantes, suspendues au mouvement circulatoire des affects et des regards, entre passé et présent, dans un espace temps qui n’est ni celui du rêve, ni celui du cauchemar, peut-être celui des limbes, cette salle d’attente de l’absolu.
Le film solaire, baigne dans une magnifique lumière mordorée, valse entre le désarroi et la cruauté, l’ombre et la clarté, le bien-fondé et le malentendu, le mensonge et la vérité.
Que fait-on de sa vie ? Est-on maître de ses choix ?
L’histoire de ce film pose ces questions tout en murmure.

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Deux enfants amoureux, Marc et Cathy que la guerre d’Algérie sépare se croisent, des années plus tard dans le sud de la France  au hasard d’une négociation immobilière. Magnifiques paysages et bâtisses de cette Provence que j’aime tant et de ce milieu de transactions que je connais bien.
Les interprètes, Dujardin incarne avec beaucoup de sensibilité le rôle de Marc, marié, père de famille, vie confortable d’agent immobilier qui parait sans mystère, ni souci et Cathy (Marie -Josée Croze sublime en blonde hitchcockienne)) le grand amour de ses douze ans du temps qu’il était enfant d’Oran et pied-noir juste avant que l’Algérie accède à l’indépendance.
Mais à peine retrouvée, après une nuit passée ensemble la jeune femme disparaît, ne laissant derrière elle qu’un souvenir ambigu, un regret, et une question :
est-elle vraiment celle qu’elle prétend être ? Et sinon d’où vient-elle ?…
Le soleil de l’enfance  recouvre le présent des adultes d’une brume où les être se perdent en se cherchant.
Je ne dévoilerai pas le jeu de ce thriller sentimental, de cette enquête romantique,troublante,ce mélodrame métaphysique qui préfère les murmures aux éclats de voix et qui se termine par ces mots:

 Elle : Je t’ai cherché…
Lui : Je me suis perdu …

 

Cinéma

Persona…

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Où se situe la frontière entre le rêve et la réalité, entre le réel et le fantasme, thèmes qui me sont chers…
J’ai eu envie de revoir ce film d’Ingmar Bergman, cette méditation fascinante sur le thème du double, ce  » Je qui est un autre « , mon billet, vos commentaires d’hier y sont sûrement pour quelque chose..
De ma relecture de ce chef d’œuvre j’en sors pleine d’interrogations déroutantes, sur ce que l’image dévoile et suggère en même temps, sur ce jeu de masques, miroir, silence, jeu des corps, expression du visage, projection du double, transfert, manipulation, cassure.
Ce film est une réflexion poussée sur le psychisme et sa complexité, un huis clos psychologique où s’affrontent deux femmes.
Au mutisme d’Elisabeth, actrice de théâtre qui perd subitement sa voix,
( quitte une représentation d’Electre pour entrer en clinique enfermée dans un silence absolu ), répond le flot de paroles de l’infirmière Alma, qui l’emmène avec elle dans une villa solitaire au bord de la mer pour tenter de la guérir.
Alma est déstabilisée par le silence et ce double isolement, isolement physique et isolement dans la communication, alors s’instaure entre les deux femmes un échange des plus singuliers.
Persona nous en dit davantage sur la puissance de la parole que sur l’absence de celle-ci en cernant le pouvoir des mots dont les effets dépassent souvent notre volonté. Dans ce chassé-croisé entre ces deux femmes, le transfert de la personnalité se fait symboliquement au moyen d’un conflit latent puis apparent entre l’enveloppe extérieure,
 » la persona » et l’image de l’âme intérieure  » l’alma « .
Où se situe la frontière entre le rêve et la réalité, entre le réel et le fantasme…
Cette recherche de l’autre devient un duel, une fusion des contraires. Cette quête d’identité, identité qu’Alma a tant de mal à affirmer, elle dira ces mots en conclusion de l’entrevue avec le mari d’Elisabeth  » Tout ça n’est que mensonge et imitation « ,
identité qu’Elisabeth craint peut-être de perdre par peur d’avoir trop joué les actrices.
Dans ce film Bergman dévoile ce qui est caché au plus profond de chacun,cette peur du vide, « je » ne suffit pas à lui-même et devient un autre car le reflet du miroir de soi-même demeure angoissant, l’autre ne peut-être « je »
Photo du film »Persona » d’Ingmar Bergman 1966
Liv Ullmann et Bibi Anderson