cinéma théâtre, humour

Lysistrata……

La source des femmes…

Je ne vais pas parler du film que je n’ai pas encore vu, mais du thème du film à savoir la grève de l’amour. D’autres femmes ont usé de cette arme redoutable depuis des millénaires.
Aristophane nous parle d’une ces pionnières ,de sa révolte, de son stratagème et de sa réussite face à la guerre, Lysistrata .

(je voulais l’illustrer par un dessin de Picasso, mais impossible d’insérer quoi que ce soit aujourd’hui)

L’histoire :

Lysistrata réunit sur la voie d’accès menant à l’Acropole ses amies athéniennes. Elle confie à la Victoire son dessein de mettre fin à la terrible guerre qui ravage le monde grec grâce à l’intervention des femmes.  Après l’arrivée de la spartiate Dora, Lysistrata dévoile son projet : les femmes barricadées sur l’Acropole feront la grève de l’amour. Les maris, face à une telle situation, ne pourront que déposer les armes. Les femmes acceptent et prêtent serment.

LYSISTRATA. – Eh bien, je vais parler ; je ne dois plus vous en faire un mystère. O femmes ! si nous voulons forcer les hommes à faire la paix, il faut nous abstenir…

MYRRHINE. – Lysistrata, par quel serment vas-tu donc nous engager ?

LYSISTRATA. – Je vais te le dire, si tu veux. Plaçons là une grande coupe noire :
immolons dedans une amphore de vin de Thasos, et jurons de n’y mettre jamais d’eau.
LAMPITO. – Ah ! le beau serment ! je ne saurais dire à quel point je l’approuve.
LYSISTRATA. – Qu’on apporte une coupe et une amphore.
CALONICE. – O chères amies, quelle énorme cruche ! Comme cette coupe va répandre la joie !…
LYSISTRATA. – Pose-la, et mets la main sur la victime. Persuasion souveraine, et toi, coupe de l’amitié, recevez ce sacrifice, et soyez favorables aux vœux des femmes!
MYRRHINE. Quel beau sang ! Que la couleur en est vermeille !
LAMPITO. – Par Castor, il a un bouquet délicieux.

LYSISTRATA.- O femmes, laissez-moi jurer la première !
MYRRHINE. – Non, par Vénus ! il faut tirer au sort .

LYSISTRATA. – Lampito, et vous autres, mettez toutes la main sur la coupe, et qu’une seule répète en votre nom ce que je vais dire ; vous ferez le même serment, et vous vous obligerez à l’observer : Aucun amant ni aucun époux…
MYRRHINE. – « Aucun amant ni aucun époux… »

LYSISTRATA. – Ne pourra m’approcher… Répète.
MYRRHINE. – « Ne pourra m’approcher… »
Ah ! mes genoux fléchissent Lysistrata !

LYSISTRATA. – Je mènerai chez moi une vie chaste…
MYRRHINE. « Je mènerai chez moi une vie chaste… »

LYSISTRATA. – Vêtue de robe légère, et parée…
MYRRHINE. – « Vêtue de robe légère, et parée… »

LYSISTRATA. – Afin d’exciter les désirs de mon époux.
MYRRHINE. – « Afin d’exciter les désirs de mon époux. »

LYSISTRATA. – Jamais je ne m’y prêterai de bon gré.
MYRRHINE.- « Jamais je ne m’y prêterai de bon gré. »

LYSISTRATA. – Et s’il me prend de force…
MYRRHINE. – « Et s’il me prend de force… »

LYSISTRATA. – Je ne ferai rien que de mauvaise grâce et avec froideur.
MYRRHINE. – « Je ne ferai rien que de mauvaise grâce et avec froideur. »

LYSISTRATA. – Je n’élèverai pas mes pieds au plafond.
MYRRHINE. – « Je n’élèverai pas mes pieds au plafond. »

LYSISTRATA. – Je ne m’accroupirai pas comme la figure de lionne qu’on met sur les manches de couteau.
MYRRHINE. – « Je ne m’accroupirai pas comme la figure de lionne qu’on met sur les manches de couteau. »

LYSISTRATA. – Puissé-je boire de ce vin, si je reste fidèle à mon serment !
MYRRHINE. – « Puissé-je boire de ce vin, si je reste fidèle à mon serment ! »

LYSISTRATA. – Si je l’enfreins, que cette coupe se remplisse d’eau !
MYRRHINE. – « Si je l’enfreins, que cette coupe se remplisse d’eau ! »

LYSISTRATA. – Le jurez-vous toutes ?

CALONICE. – Oui, nous le jurons.

LYSISTRATA. – Je vais donc sacrifier la victime.

Elle boit.

(dès que je peux je vous mets le lien vers la pièce)