poésie

Sensation…

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Mars 1870

Arthur Rimbaud (1854-1891)

crédit photo Michel Spitz

4 réflexions au sujet de “Sensation…”

  1. Mon commentaire va sembler peut-être un peu décalé.
    Deux vers de ce poème d’Arthur (trois et quatre) m’ont rappelé « le dormeur du val », sans que je le veuille.
    Comme si celui qui s’exprime pouvait être ce soldat mort au combat, qui aurait vécu et écrit ce texte « avant »…
    cela m’a fait un effet assez saisissant.

    Pardon pour ce ressenti qui détonne un peu avec l’insouciance estivale qui arrive…

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