poésie

Fondre comme le givre…

Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger…

Louis Aragon

extrait de « J’arrive où je suis étranger »

10 réflexions au sujet de “Fondre comme le givre…”

  1. « le langage est une peau « …je me souviens élisanne
    mais celui que j’évoquais était celui-ci :

    « Lorsque vous soulevez le dessous de vos phrases
    L’envers de vos mots
    Le contour de vos interdits
    La dentelle de vos nuits blanches.
    J’aime vous lire entre les lignes
    De gauche à droite
    De haut en bas
    En suivant avec le doigt.
    J’aime vos inversions du sujet
    Vos contre-sens
    Vos déclinaisons amoureuses
    Vos conjugaisons nerveuses
    Vos formes impératives.
    Laissez-moi boire vos paroles
    Ecrivez-vous en corps.
    ( je vous aime indécente) »
    l’ajournement des possibles

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  2. Bonjour Elisanne,
    La curiosité m’a fait visiter le site : l’ajournement des possibles.
    Autant ton site est lumineux, plein de fraîcheur, d’harmonie dans les couleurs, de pureté dans les textes, autant ce site m’a laissée pétrifiée de part ces textes empreints de noirceur et d’incompréhension.
    Peut-être ai-je raté un détour de chemin pour apprécier la beauté de ces paysages.
    Merci à toi de m’avoir fait découvrir ce site sur lequel j’avoue avoir passé un grand moment sans comprendre réellement où il pouvait m’amener et surtout m’apporter.
    Bises Elisanne.

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    1. Ambre,
      je fréquentais ce site assidûment il y a des années, même toi tu y laissais des commentaires…
      je viens d’y retourner, j’aime la façon dont les mots s’articulent, parfois j’ai l’impression curieuse qu’ils ont été écrits pour moi,
      te souviens-tu d’un beau texte que j’avais mis en lien ? je vais essayer de le retrouver.
      là je viens retenir ça :
      « Il faut retenir de chaque journée l’évènement majeur, celui qui en constituera la substance primordiale.
      Ainsi cette balade sous des marronniers hérissés de bogues d’où s’échappaient des fruits lisses, inutiles et essentiels comme des baisers. »
      Bises

      p.s
      j’ai retrouvé le texte:
      « J’ai matérialisé vos mots.
      Passé le doigt sur l’écran. Ils frissonnaient sous la caresse, s’embrumaient d’une auréole laiteuse. J’aime vos mots. Ils me touchent. Je les ai caressés sans empressement, avec une infinie lenteur. Je les ai parcourus, encerclés, dessinés, emprisonnés, relâchés, admirés, peaufinés. Ils ont creusé dans ma paume et dans ma mémoire l’essence de votre existence.
      N’y avait-il pas derrière chaque lettre l’esquisse de vos doigts ? Vous fûtes langueur et torpeur, une sensation brouillée et émue, puis l’ombre d’une incandescence, une promesse lancinante, un appel déraisonnable, une traînée de poudre, une fulgurance.
      Vous m’avez pris au pied de la lettre… »

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  3. Pensée à Alain Fournier..
    Le givre fondait et l’herbe mouillée brillait humectée de rosée.

    La nature a beau se pétrifier, la vie et ses mouvements reprennent le dessus.
    Après la pluie, le beau temps.

    Belle journée Elisanne. Pour ma part, ce sera de la pluie mais le soleil est annoncé pour demain.
    Je t’embrasse.

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