poésie

Sans craindre…

 » …Il est pareil aux dieux, l’homme qui te regarde,
Sans craindre ton sourire, et tes yeux, et ta voix,
Moi je tremble et je sue, et ma force est hagarde
Et mon coeur est aux abois…
La chaleur et le froid tour à tour m’envahissent;
Je ne résiste pas au délire trop fort;
Et ma gorge s’étrangle et mes genoux fléchissent,
Et je connais la mort… »
Marguerite Yourcenar, La couronne et la lyre,
Anthologie de la poésie grecque ancienne