"Double je"

L’étincelle, instant d’incandescence…


Un son, une couleur, un parfum, une saveur, bonheurs aïgus, bonheurs provisoires, mais bonheurs.
La lumière oblique du soleil sur la peau quand elle métamorphose à une certaine heure du jour,
en un certain lieu, les imperceptibles poussières en suspension dans l’air en particules d’or.
La mer, quand marchant sur le sable les embruns viennent lécher le visage, ivre de la rumeur du vent et du roulis des vagues se fracassant sur les rochers.
L’émotion devant une toile de Staël, une visite aux Offices à Florence un jour d’hiver, Venise sous la brume.
Bonheur quand j’ouvre les yeux d’exister, simplement d’exister, renaître au jour sans bien savoir ce qu’il va m’apporter, bon pour un jour de plus.
Petits bonheurs plus intimes, la peau de l’autre quand on la désire et qu’on la frôle du bout des doigts dans une chambre bleue et que la pluie tombe au dehors. Reprendre pied sur terre à cet instant flou de la volupté d’être où je ne sais plus où je suis ni comment je m’appelle et que je m’étire comme pour les retrouvailles du corps qui s’éveille, balbutie ses gammes.
Bonheurs…
Liés à des instants, à des lieux, à des êtres, venus du corps ou du coeur, ils appartiennent à qui veut les prendre.
Je pourrais en citer plein d’autres. Je sais bien qu’aucun bonheur n’est heureux pour tout le monde.
Bonheurs, autant de ponctuation de ce que je suis, de ce que j’ai voulu, du désir qui me porte.
Bonheur suprême, luxe inouï, perdre mon temps, la meilleure façon d’en ressentir la durée voluptueuse.
Ce temps qui va trop vite.
Suis-je douée pour le bonheur ?
Après réflexion, je crois que oui !
“Le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu’on fait contre le destin qui nous est imposé.” Albert Camus

2 réflexions au sujet de “L’étincelle, instant d’incandescence…”

  1. Toutes ces choses qui s’envolent autour de nous et puis qui se posent un instant …pas toujours, pas comme l’on aimerait, mais qui sont dans l’inévitable va-et-vient de la vie gourmande qui renaît, savoure ! « Bonheur quand j’ouvre les yeux d’exister, simplement d’exister ».
    merci pour tes mots qui me parlent tôt ce mât-teint, Elisanne, …Je t’embrasse.
    Amitiés.
    Den

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s