citations

Je suis cette petite braise au milieu de la mer…

« Je me sens comme un somnambule, un homme qui marche à la dérive du visible,
suivant un chemin vers ce lieu improbable où le jour se fond dans la nuit.
En partance, je voyage vers la vie rêvante à la recherche d’un regard pailleté
d’étincelles.
Vous me voyez souvent perdu. Egaré parmi vous, incapable de revenir.
Je brûle de l’intérieur.
J’interroge les yeux croisés au hasard d’une promenade.
Je suis cette petite braise au milieu de la mer. »
Nicolas Charlet in, Bleu Médicis
Editions Le Pli
 Nicolas de Staël « le Lavandou » 1952

12 réflexions au sujet de “Je suis cette petite braise au milieu de la mer…”

  1. Bien joli livre qui vient de sortir (que je n’ai pas encore lu) mais apparemment tout en sagesse et sensibilité :
    « Croire au merveilleux »
    de Christophe Ono-dit-Biot qui parle notamment de cette période de notre vie que l’on appelle « le veuvage »…
    Bises.
    Christine.

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  2. Depuis l’enfance
    Je suis toujours en partance
    Je vais je vis
    Contre le cours de ma vie
    Partir partir
    On a toujours
    Un bateau dans le cœur
    Un avion qui s’envole
    Pour ailleurs
    Mais on n’est pas à l’heure
    Partir partir
    Même loin de quelqu’un
    Ou de quelqu’une
    Même pas pour aller chercher fortune
    Oh partir sans rien dire
    Vivre en s’en allant
    Et en s’envolant
    Et les gens l’argent
    Seraient du vent
    Mais c’est vrai le temps
    Nous prend trop de temps.
    Partir partir
    Même loin loin de la région du cœur
    N’importe où la peau
    Change de couleur
    Partir avant qu’on meure
    Partir partir
    Comme les trains sont bleus
    Quand on y pense
    Et les bateaux heureux
    Quand on y danse
    Oh partir sans rien dire
    Mais c’est vrai le temps
    Nous prend trop de temps
    Et on n’appareille
    Pour aucun soleil
    Et pendant ce temps
    On est vivant.
    Partir partir
    On a toujours
    Un bateau dans le cœur
    Un avion qui s’envole
    Pour ailleurs
    Mais on n’est pas à l’heure
    Partir partir
    Même loin loin de la région du cœur
    N’importe où la peau
    Change de couleur
    Partir avant qu’on meure
    Partir partir
    Comme les trains sont bleus
    Quand on y pense
    Et les bateaux heureux
    Quand on y danse
    Oh partir sans rien dire…

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  3. Je compte les jours, les semaines, hier lundi le compteur était à huit semaines, je me réveille chaque matin à l’heure précise du décès, je suis mal, pourtant dans quelques jours je vais voir la mer, les beaux paysages sauvages de Gruissan, étape qui sera difficile car tellement de souvenirs me lient à cette région, étape nécessaire dans mon parcours de vie pour continuer le chemin. Il y a des heures plus douloureuses que d’autres, ce matin c’est le cas.

    Merci pour votre présence à tous

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  4. Un petit coucou, Elisanne… j’espère que tu vas mieux…
    tu sais que j’ai perdu ma maman le 13 mars dernier, c’est la raison pour laquelle je suis ici en pointillé …. quoi qu’il en soit, je t’embrasse très fort et pense à toi.
    Den

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  5. ……O mon âme, n’aspire à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible.
    PINDARE 3e Pythique
    ( Exregue d’Albert Camus,  » Le mythe de Sisyphe  » ….)

    Bon vent…sur la braise…..

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  6. une petite semaines Elisanne…plus que quelques jours et vous serez dans cette région adorée, pleine de charme, de douceur, pour respirer, vous sauve-garder, pour vous ressourcer … »petite braise » entourée de bleu….
    Je vous embrasse tendrement ** ***

    merci pour tous ces mots en partage ..merci élisanne

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  7. Petite braise.. petite brindille au milieu de la mer… résistante contre vents et marées …..ci-joint de bien jolis mots de Monsieur Bobin pour soigner nos maux.
    bises.
    Elisanne.
    .

    « Personne n’a une vie facile.
    Le seul fait d’être vivant nous porte immédiatement au plus difficile. Les liens que nous nouons dès la naissance, dès la première brûlure de l’âme au feu du souffle, ces liens sont immédiatement difficiles, inextricables, déchirants.

    La vie n’est pas chose raisonnable.
    On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d’architecte. La vie n’est rien de prévisible ni d’arrangeant.
    Elle fond sur nous comme le fera plus tard la mort, elle est affaire de désir et le désir nous voue au déchirant et au contradictoire.
    Ton génie est de t’accommoder une fois pour toute de tes contradictions, de ne rien gaspiller de tes forces à réduire ce qui ne peut l’être, ton génie est d’avancer dans la déchirure, ton génie c’est de traiter avec l’amour sans intermédiaire, d’égal à égal, et tant pis pour le reste.
    D’ailleurs quel reste ?……………

    Christian Bobin
    in
    La plus que vive.

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