poésie

Novembre…

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La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur de vieux arbres,
Son vent mélancolique à l’entour de leurs marbres,
Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps.

Charles Baudelaire, in « Les fleurs du mal »

1 réflexion au sujet de “Novembre…”

  1. Nous croyons vivre, et nous ne faisons que survivre.
    Nous survivons aux fleurs, aux animaux domestiques, à nos parents.
    Nous nous survivons à nous-mêmes puisque des parties de notre corps
    nous abandonnent en cours de route, et plus tard nos projets et nos souvenirs.
    Et nous appelons encore cela: vivre.

    Jean Grenier in ,Sur la mort d’un chien LXXVIII

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