poésie

La planche de vivre…

repos

Le repos, la planche de vivre ?
Nous tombons. Je vous écris en cours de chute. L’homme se défait aussi sûrement qu’il fut jadis composé.
La roue du destin tourne à l’envers et ses dents nous déchiquettent.
Nous prendrons feu bientôt du fait de l’accélération de la chute.
L’amour ce frein sublime, est rompu, hors d’usage.
Rien de cela n’est écrit sur le ciel assigné, ni dans le livre convoité qui se hâte au rythme
des battements de notre coeur, puis se brise alors que notre coeur continue de battre.

René Char, » légèreté de la terre »
Aromates chasseurs