"Double je"

Tu es présente…

12 juilletOn ne fait jamais le  deuil des êtres qu’on a aimés.
Je ne trouve pas de ressource bien féconde à ce mot que les médias nous balancent au coin de chaque cellule de support psy : faire son deuil.
Il y a tant de résignation et d’abandon dans cette idée de meurtre où doit disparaître l’être cher.
Non, la discontinuité du monde physique n’a pas besoin de ruiner l’image et la pérennité des amours transmis dans la vie qui nous traverse.
Au contraire,la mémoire contient un savoir autrement plus riche et enivrant que la stérilisation glabre des tombeaux.
Je nous revois ce 12 juillet  partageant ce que nous ne savions pas encore, les dernières heures de ta vie.  Tu es présente en mon coeur.

8 réflexions au sujet de “Tu es présente…”

  1. Merci à vous pour vos mots déposés.

    Ce soir 13 juillet je me sens triste, lasse et totalement démunie.
    Ces dernières semaines furent plus qu’éprouvantes, j’ai bien du mal à assumer toutes les tâches qui m’incombent, la peur de ne plus y arriver me gagne, la fatigue ne me quitte plus.

    Souvent l’envie de tout abandonner me prend, puis un mot, un sourire, une attention, une pensée…et je continue…sur cette route où les obstacles sont de plus en plus nombreux.

    Mais où est-il ce bel été rêvé ?
    Y croire encore pour ne pas sombrer.
    Dehors les feux d’artifices résonnent dans la nuit.
    « Le vent se lève, il faut tenter de vivre… »

    Bon 14 juillet à vous!

    J'aime

  2. ………Pas de confusion, pour moi, entre  » faire son deuil  » et … » l’oubli  » !
    Ce serait déjà un peu ….réducteur pour ceux qui ont trouvé ce « modus vivendi » ….

    Et la mémoire n’a rien à voir avec cette présence permanente de ces réalités vécues, passées à l’état de « concepts réels « , ancrées plus qu’un souvenir !!!

    Un peu comme l’évolution de l’image qu’on avait d’un enfant à venir ….et celle que nous revoie le partage de son enfance : la réalité s’est substituée …..simplement !

    Comme pour un enfant…ne pas projeter nos souvenirs comme une réalité l’être de celui qui continue à vivre avec sa personnalité, ses secrets, ses non dits …!
     » Ce que je sais de ma mère… » c’est ce que mon esprit….et ma mémoire en ont retenu : la réalité s’estompe !
    Nos frustration, nos manque, nos complexes peuvent y trouver une origine ….
    Ou croire la trouver..!
    Mais nos absents retrouvent un statut qui est redevenu le leur : ils ne sont pas à nous…!

    Ce qui est peut être le plus dur dans cette altérité définitive, c’est l’accepter, mais ….comme une altérité anonyme !

    Nous avons ce qu’ils nous ont donné…..de la vie ….aux souvenirs…!
    Mais ils continuent à vivre !
    L’Amour n’a pas de fondement …! ; sinon c’est….autre chose !

    Et c’est peut être cet amour sans regret, sans tristesse, sublimé…., qu’on peut arriver à penser partagé avec eux …, qui représente pour moi le deuil accompli !

    ( Mais la tristesse peut aussi être un moment de tout amour….même parfait …! )

    Bon vent ….celui de l’Éternel retour….

    J'aime

  3. « Nos Absents »..

    « C’est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est tellement forte,
    qu’elle crée en nous une présence qui nous rend faible, nous supporte.
    C’est ceux qu’on a aimés qui créaient un vide presque tangible, car l’amour qu’on leur donnait est orphelin, il cherche une cible.
    Pour certains on le savait, on s’était préparé au pire, mais d’autres ont disparu d’un seul coup, sans prévenir.
    On leur a pas dit au revoir, ils sont partis sans notre accord, car la mort a ses raisons que notre raison ignore.
    Alors on s’est regroupé d’un réconfort utopiste.
    A plusieurs on est plus fort mais on est pas moins triste.
    C’est seul qu’on fait son deuil, car on est seul quand on ressent. On apprivoise la douleur et la présence de nos absents. Nos absents sont toujours là, à l’esprit et dans nos souvenirs…. »

    J'aime

  4. oui Élisanne tu as raison… impossible de faire son deuil, comment pourrait-on d’ailleurs oublier ceux que l’on a aimés ?lI paraît que quand on coupe un bras ou une jambe on continue à sentir le prolongement de ce membre vivre encore en nous..
    il y a un très beau texte écrit par Grand Corps Malade sur ce sujet la chanson (magnifique) s’appelle : « Nos absents ».
    bises.

    J'aime

  5. …..Les absents continuent d’exister dans nos coeurs…Elisanne… ce manque, cette privation de l’autre, je ne les vis pas comme une chose triste, mais je sais qu’ils SONT dans la continuité logique….
    Douce journée à toi.
    Je t’embrasse.
    Den

    J'aime

Répondre à Den Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s