réflexions

Saison…

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L’été à corps et à cri…
Saison sulfureuse ou temps de l’innocence ?
L’été dénude les corps, nous renvoie au paradis terrestre, au péché originel.
Les maillots (qui ne mettent en valeur que ce qu’ils cachent) remplacent
les pagnes en feuilles de figuier d’Adam et d’Eve et nous rappellent l’infâme condition humaine.
Inutile de se jouer une histoire…
De faire de l’été le credo du  » Je est un autre… »
L’été pour devenir soi-même…
Quelqu’un d’autre !
Photo David Seymour /Magnum
Italie 1948
réflexions

L’ami inventé…

bte aux lettres

 » … Et je ne sais pas bien pourquoi j’écris.
J’ai grand besoin d’une amitié à qui confier les petites choses qui m’arrivent.
Avec qui partager.
Je ne sais plus pourquoi je vous choisis. Vous êtes si étrangère.
Mon papier me renvoie mes phrases…
J’écris une lettre tout doucement, pour réveiller, sans trop y croire.
Je m’écris peut-être à moi-même… »

Antoine de Saint-Exupéry
in « Lettres de jeunesse à l’amie inventée »
(Valable au féminin comme au masculin...)
poésie

On n’était jamais seul…

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Elle se souvient parfois de son enfance…
Tout ce bleu rieur. On pouvait y marcher comme dans un jardin en chuchotant des histoires.
On y pouvait toucher le ciel avec les doigts. On s’en barbouillait le visage.
On se laissait aller. On n’était jamais seul. On prenait des photographies de l’amour…
Les soirs d’été duraient longtemps.
Jean-Michel Maulpoix, in « Une histoire de bleu »
Poésie / Gallimard
brèves

Ploufs…

Mercredi, jeudi,c’était, vendredi c’est ça !
Enfin l’été, le temps qui l’espace de quelques brasses  permet ce moment de détente, d’oubli, juste se laisser porter par l’eau, regarder le ciel, se dorer au soleil le temps de se sécher, refaire un nouveau plongeon…
L’heure tourne, fin de la récré !
Demain  peut-être ?

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poésie

Et puis du bleu tout autour…

fleurs de lin
Ce que je voulais toujours avec toi, c’est partir
et que la terre recommence
sous un autre jour, avec une herbe encore nubile,
un soleil qui n’appuie pas trop
sur le cœur et puis du bleu tout autour comme
un chagrin qui se serait lavé
les yeux dans un reste d’enfance, et que le temps
s’arrête comme quand tout
allait de soi, tout, quand partir n’était encore
qu’une autre façon de rester
comme l’eau dans la rivière, les mots dans le poème
et moi, toujours en partance
entre l’encre et les étoiles, à rebrousser sans fin
le chemin de tes larmes
Guy Goffette
Petits riens pour jours absolus (extrait)
"Double je"

Un instant pause…

 

panier jardin

Un instant pause dans le bruit alentour, un instant calme et pur, décalé.
Le temps, celui qui nous manque et que nous savourons quand il s’offre.
La distance, celle qui donne du recul vis à vis du tumulte extérieur.
L’espace qui repose et nous emporte.
Se nicher  dans le minuscule et déployer l’infini.
Chefs d’oeuvre volatils sont nos pépites,
des petits diamants que nous taillons à notre façon.
Ce qui restera quand tout sera effacé.