réflexions

Ombre et lumière…

sun-in-an-empty-room
Nous ne pouvons vivre que dans l’entrouvert,
exactement sur la ligne hermétique de partage de l’ombre et de la lumière.
Mais nous sommes irrésistiblement jetés en avant.
Toute notre personne prête aide et vertige à cette poussée.
René Char ,
Les Matinaux,1964
Edward Hopper,
Soleil dans une pièce vide, 1963
 
brèves

Rouge…

coquelicots rouge cerises
J’aime cette saison rouge…
Cerises et coquelicots…
La nature nous offre de si belles couleurs.
Au bord de la route le plaisir de retrouver une image d’enfance,
ces coquelicots dans leur émouvante fragilité.
Bon week-end à tous ,
bonne fête aux mamans.
Jean Grenier

Refuge…

nicolas_de_stael_fiesole_1953
Un mur de pierres sèches, défense si fragile et si humaine
suffira toujours pour m’isoler,
et deux cyprès au seuil d’un mas pour m’accueillir…
Jean Grenier , in « Les îles »
Nicolas de Staël, « Fiesole »1953
humour

Panne d’essence …

hopper essence
Promis je ne recommencerai plus…
Bien entendu, il l’aimait passionnément, comme il aimait passionnément tout ce qui lui appartenait
ou lui importait…
C’était l’ amour …Total…
Et moi qui croyais que l’amour Total était de dominer les sens?…
Ses craintes à Elle, un fiasco Total dans son couple par ce trop plein de passion,
lasse de ce conflit interne, raffinée elle avait tout simplement décidée de faire grève des sens, non pas par manque d‘énergie, ni de capacité, mais elle sentait ce besoin en Elle
d’aller faire ses pompes ailleurs…
Edward Hopper « Essence 1940 »
Moma New York
Livres

Lire…

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En cherchant dans ma bibliothèque un livre bien précis qu’évidemment je n’ai pas trouvé, j’ai happé au vol un de ceux qui m’avait beaucoup marqué lors de sa lecture.
Parfois un auteur par ses mots  donne l’impression d’avoir écrit une page de notre vie.
J’ai feuilleté le livre et suis tombée (sans hasard) sur quelques mots de ce chapitre nommé :
Lire
 » Est-ce à cette époque, ou plus tard, quand d’autres scènes furent venues se superposer à celle-là, que je commençais à mesurer l’étendue de mes trouvailles ? Je ne sais. Le monde m’était dévoilé sous un éclairage inconnu et, soucieuse de comprendre autant que  de ressentir, puisque c’était là une façon d’approfondir mon amour et de le posséder davantage, je tentais d’analyser ce qui m’arrivait, reliant ce sentiment si neuf aux grandes pensées sur l’amour que j’avais côtoyées et auxquelles je décidais de retourner : je me lançais donc dans diverses lectures, plus classiques que récentes, il est vrai _ mais les systèmes contemporains n’ont accordé que peu d’importance à ce sujet_, et j’en arrivai à cette source à laquelle tôt ou tard l’on remonte, Le Banquet de Platon,…et dont le sens plein commençait de m’apparaître :
ne fait-il pas de l’érotisme l’impulsion vitale qui permet de contempler les formes éternelles et de participer à l’essence ? ne lui confère-t-il pas un rôle et une dignité que lui refuse la religion chrétienne dont l’insistance sur la fonction de l’amour, la procréation, m’avait toujours rebutée ?…
…C’est seule que je fis mes découvertes, s’il en fut l’initiateur (et voilà que là encore, je rejoignais bien malgré moi l’amant platonicien dont le chemin est essentiellement solitaire)…
fin du chapitre
…(quel droit avons-nous en effet de confisquer à notre profit la liberté d’un autre, l’empêchant d’exister en dehors de nous, et par là même, de se développer, d’évoluer, de vivre ?). »
Christine Jordi « La chambre blanche »
Editions du Seuil  Janvier 2003
photo Henri Cartier Bresson
Bon week-end !
brèves

Tentation…

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La tentation est trop forte pour ne pas les caresser du regard, avant de les goûter avec volupté.
Elles sont là bien en évidence revêtues de leur robe rouge carmin, rondes, juteuses, sucrées .
Elles rappellent qu’il est bien court le temps des cerises, ce temps coquin, ce temps plaisir
et que l’amour est cerise.
Alors avec passion j’ai croqué dans les premières cerises de la saison.
C’était en faisant mon marché .