poésie

Un peu de douceur…

FullSizeRender (3)

 

Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci : l’irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.
Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle.
Rainer Maria Rilke
réflexions

Echo…

Lu ce matin sur la toile chez un psychanalyste…
Qu’une chose manque, qu’elle ne soit pas présente, n’empêche pas cette chose d’être réelle.
Le manque est peut-être ce qu’il y a de plus réel, ce qui est manquant est à la fois réel et signifiant.
S’il manque une brique dans un mur nu, je peux directement visualiser le manque.
Lorsqu’une personne se définit comme célibataire, elle énonce où se situe son manque.
Mais parfois, ce qui manque est plus subtil, nous ne savons pas ce qui manque et même s’il manque effectivement quelque chose, cela n’empêche pas les effets du manque d’être réels.
Comme la brique manquante laisse entrer un courant d’air froid dans la pièce chauffée,
les effets du manque de liberté sont d’autant plus réels que les mots manquent pour décrire notre absence de liberté.

Christian Dubois Santini