Albert Camus

Désorientée…

tipasa cactus
…Désorienté, marchant dans la campagne solitaire et mouillée, j’essayais au moins de retrouver cette force, jusqu’à présent fidèle, qui m’aide à accepter ce qui est, quand une fois j’ai reconnu que je ne pouvais le changer…
Certains matins, au détour d’une rue, une délicieuse rosée tombe sur le coeur puis s’évapore.
Mais la fraîcheur demeure encore et c’est elle, toujours, que le coeur exige.
Il me fallut partir à nouveau…
Albert Camus in, l’Eté
Retour à Tipasa
Il y a des jours où les mots lus et relus vous touchent d’une autre manière. Je ne sors jamais intacte de la lecture de Camus . En l’espace de quelques secondes j’étais à Tipasa sur ses traces,  souvenir de l’un de mes voyages, mais également désorientée par ma vie actuelle où les souvenirs viennent au secours de ce qu’il me faut accepter.

6 réflexions au sujet de “Désorientée…”

  1. Ce texte est très évocateur en effet.
    Camus est l’un de tes maîtres…
    ils sont là pour nous apporter du bien et du bon, surtout lorsque les temps se font difficiles.

    C’est vrai que l’on n’a pas d’autre choix que d’accepter la réalité telle qu’elle se présente à nous. Et cette acceptation produit souvent des effets bénéfiques inattendus. Je dis cela d’expérience. Et peut-être que mes propos te rejoignent.

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    1. Je comprends, ton expérience peut être un exemple pour beaucoup d’entre nous.
      Les effets oui sont bénéfiques, oui dans le sens où l’on va vers l’essentiel, on trouve de nouveaux chemins jamais explorés, tout devient plus réel dans le sens de la profondeur, de la réflexion, on devient celui que l’on cherchait être…
      Merci pour tes mots

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  2. C’est vrai : parfois on a vraiment l’impression d’être aux cotés de celui qui écrit.
    J’ai eu cette « sensation » un jour où je lisais « Léopoldine, enfant muse de Victor Hugo »…
    Ce n’est pas toujours facile d’accepter ce qui est… c’est un peu le propre du sage, non?
    Bonne fin d’après-midi.

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  3. Ces mots me touchent infiniment…

    Voici pour vous Elisanne un poème de Nazim Hikmet:

    ‘Aujourd’hui, c’est dimanche.
    Pour la première fois aujourd’hui
    Ils m’ont laissé sortir au soleil,
    Et moi,
    Pour la première fois de ma vie,
    M’étonnant qu’il soit si loin de moi
    Qu’il soit si bleu,
    Qu’il soit si vaste
    J’ai regardé le ciel sans bouger.
    Puis je me suis assis à même la terre, avec respect,
    Je me suis adossé au mur blanc.
    En cet instant, pas question de gamberger.
    En cet instant, ni combat, ni liberté, ni femme.
    La terre, le soleil, et moi.
    Je suis heureux.’

    PS. Je suis heureuse de vous ‘connaître’ presque…

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    1. A mon tour d’être touchée par ce poème, sans oublier les mots de PS.
      C’est la magie des blogs, des rencontres qui ne sont pas que virtuelles , devant nos écrans nous sommes des êtres de chair et de sang …avec nos émotions, notre histoire, notre vécu , nos affinités, notre envie de partager!
      Merci Valérie

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