Albert Camus

Désorientée…

tipasa cactus
…Désorienté, marchant dans la campagne solitaire et mouillée, j’essayais au moins de retrouver cette force, jusqu’à présent fidèle, qui m’aide à accepter ce qui est, quand une fois j’ai reconnu que je ne pouvais le changer…
Certains matins, au détour d’une rue, une délicieuse rosée tombe sur le coeur puis s’évapore.
Mais la fraîcheur demeure encore et c’est elle, toujours, que le coeur exige.
Il me fallut partir à nouveau…
Albert Camus in, l’Eté
Retour à Tipasa
Il y a des jours où les mots lus et relus vous touchent d’une autre manière. Je ne sors jamais intacte de la lecture de Camus . En l’espace de quelques secondes j’étais à Tipasa sur ses traces,  souvenir de l’un de mes voyages, mais également désorientée par ma vie actuelle où les souvenirs viennent au secours de ce qu’il me faut accepter.