citations

Je ne sais quoi…

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« Il est des noeuds secrets, il est des sympathies dont le doux rapport,
les âmes assorties s’attachent l’une à l’autre et se laissent piquer
par ces je-ne-sais-quoi qu’on ne peut expliquer. »
Pierre Corneille

Ce blog est fait de ces noeuds, de ces sympathies, de ces attachements…
Merci à vous !

"Double je"

Promenade dans le jardin des pensées…

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2004/2016
13 février, anniversaire de blog…un peu d’histoire…
L’ouverture du blog sur le conseil d’un participant à l’atelier d’écriture que je fréquentais,
mon premier  pseudo,  » ludecrit » en référence à ludique écriture,
changement d’hébergeur nouveau pseudo  » double je « 
La première année de blog, la découverte d’un autre monde que l’on dit virtuel,
un pas vers les autres avec prudence et même méfiance, puis viennent les années
de conquête de cet espace et la découverte que ce monde virtuel ressemble à la vie.
La peur fait place à l’enthousiasme, les mots se délient, les rencontres se font tout naturellement.
Pour la petite histoire, une  lectrice  m’a découverte par les médias,
mon blog avait été cité dans un journal, puis il y a eu la lecture de plusieurs de mes billets
sur la Radio Suisse Romande, et aussi la rencontre d’un lecteur qui a été  dans la
vraie vie  un ami de Char et de Camus, il avait participé  à l’aventure de la pièce « Les possédés ».
Et vous mes fidèles et chers lecteurs et lectrices.
Puis l’enthousiasme s’estompe face aux soucis de la vie, la confrontation à la maladie, le blog devient moins léger, moins ludique, moins sensuel, plus proche du quotidien.
La réalité prend le dessus sur le rêve, mais le désir de vie reste intact.
Malgré toutes les vicissitudes  que serait-elle cette vie, sans cette pulsion de désir qui me conduit à revenir le plus souvent possible encore mettre en mots, ou avec les mots des autres, ce souffle qui m’anime.
J’aimerais continuer encore, insouciante du temps qui passe, espiègle, croquant la vie avec gourmandise,  écrire le souffle de la liberté, du plaisir, de la spontanéité.
Ecrire la douce nostalgie qui ouvre une fenêtre sur l’avenir, même si je ne sais plus qu’écrire, mal, mes sentiments à la dérive, l’avenir en butte avec demain.
J’aimerais tant…
Un blog, ne peux continuer d’exister qu’en restant un lieu d’échanges.
Souvent je me sens lasse et prête à arrêter, mais ce carnet de toile  représente beaucoup pour moi,
il est ma deuxième maison, mes notes sont fonctions de mes envies, de mes états d’âme,
de mes humeurs, j’y reçois avec plaisir, la porte est ouverte, mais on ne peut  pénétrer par effraction dans le jardin de mes pensées.
Merci à Vous pour tous ces moments partagés.
Elisanne
toile:  August Macke « Promenade » 1914
réflexions

L’inutile…

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« L’homme moderne, universel, c’est l’homme pressé, il n’a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu’une chose puisse ne pas être utile; il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c’est l’utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprend pas l’utilité de l’inutile, l’inutilité de l’utile, on ne comprend pas l’art; et un pays où on ne comprend pas l’art est un pays d’esclaves ou de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient, un pays sans esprit; où il n’y a pas l’humour, où il n’y a pas le rire, il y a la colère et la haine. »
Eugène Ionesco, Notes et contre-notes
(coll. Folio Essais/Gallimard, 2007)
illustration: Juan Miro « Amour d’hirondelle »1934
Hier, sans me presser, alors que le vent soufflait en rafale ,j’ai visité une chocolaterie,
je ne parle ni de la dégustation… ni du repas… partagé avec des amies,
moment de détente salutaire, l’humour et le rire  étaient présents.
peinture...photographie...art...

Vie secrète…

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« J’aimerais voir l’intérieur et l’extérieur en même temps »
Edward Hopper
Fascination pour les fenêtres ,vie secrète…intime…
Frontière invisible et fragile entre deux mondes.
La ville avec ses bruits, et un  monde clos où le temps s’enroule sur lui-même.
Un temps immobile, comme une entaille dans le présent.
Photo: Gail Albert Halaban
pour le Magazine « Le Monde »
Paris, Rue du Faubourg du Temple
"Double je"

Le thé dans l’encrier…

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Sur mon bureau quelques livres choisis parmi les fidèles.
J’en reprends une phrase de temps en temps comme s’il s’agissait d’une gorgée de thé.
Ensemble nous attendons qu’il se passe quelque chose.
Cela viendra du ciel, de la lumière, des nuages, du sillage d’un avion, d’un frémissement de branche du cèdre, d’un bruit lointain, de toutes ces choses inutiles qui filtrent les heures.
C’est indéfinissable mais cela vous tient.
Lorsqu’on me demande ce que je fais, je réponds simplement: j’attends d’être surprise.
Photo prise à Lourmarin
poésie, réflexions

Même passante…

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 » Ce qui m’a mis au monde et qui m’en chassera
n’intervient qu’aux heures où je suis trop faible pour lui résister.
Vieille personne quand je suis né.Jeune inconnue quand je mourrai.
La seule et même passante « 
René Char , in  « Feuillets d’Hypnos »
Klimt « Trois âges de la femme » 1905 détail
voyages...Escapades

Briser la glace…

FLORIDITA

Ah la nuit cubaine !
Au delà de la moiteur des nuits, de leur odeur de serre chaude et de fleurs pâmées, des rues encombrées et désertes de La Habana Vieja de ses arcades, de ses bancs, il y a les bars surchauffés lorsqu’ ils ne sont pas climatisés, ou couvrant les épaules d’une chape de fraîcheur, lorsqu’ils le sont.
Le Floridita, “la meilleure rade des Caraïbes”.
Imaginez l’ambiance de ce lieu mythique, assis là sur un des tabourets du bar ou dans un fauteuil confortablement installé sirotant un de ces fameux daïquiris glacés dont raffolait Hemingway.
Il fait chaud, le regard des hommes s’attarde sur les épaules dénudées des femmes, des parfums lourds et capiteux, des saveurs jasminées de Mariposa s’évaporent dans le brouhaha des voix, les volutes de fumée des cigares de chez Partagas, contribuent à cette ambiance irréelle d’un autre siècle, celui ou Gary Cooper, Errol Flynn accompagnaient Hewimgway, les photos en témoignent.
Je ne connais pas de meilleure manière de ” Briser la glace ” avec la grande îLe.

(Souvenirs de voyage sur les traces d’Hemingway)