"Double je"

Complainte pour un arbre qu’on abat…

Voir un arbre mourir c’est tout un pan de vie qui s’en va.
Hier le mauvais temps a eu raison de mon cèdre, il a ployé sous le poids de la neige,
les branches se sont cassées comme du verre, il avait triste allure, il a fallu l’abattre.
Il était beau, grand, majestueux, je me souviens comme si c’était hier du moment
où nous l’avons planté dans le jardin, il y a plus de quarante ans.
Sous son ombre en été j’aimais me réfugier pour des moments de lecture, d’écriture,
de méditation.
Il ne m’en reste plus que le souvenir, un petit bout de ma vie s’en est allé.
Je l’aimais cet arbre et à travers lui tous les souvenirs heureux qu’il représentait.


sinistre 25022016 cèdre 019

5 réflexions au sujet de “Complainte pour un arbre qu’on abat…”

  1. Merci à vous, Den, Christine, ellinda, Valérie,
    pour vos mots, votre compréhension de mon chagrin.
    Aujourd’hui samedi remise en état du jardin pour oublier au plus vite ce passage neigeux et sombre.
    Bonne journée à vous, un peu de bleu, du soleil timide, mais il fait encore très froid!

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  2. …..L’arbre est tout un symbole, effectivement Elisanne…. c’est l’ascension, … la vie … le chemin … il est le lien entre le monde souterrain, le monde aérien, le ciel et sa lumière solaire…Terre-Ciel… il est la mémoire de chacun d’entre nous… il rappelle Notre Histoire….. ! tes souvenirs.. ton histoire…
    C’est bien triste un arbre qui s’effondre ….
    Je pense à toi.
    bisou.
    Den

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  3. Coucou Élisanne.. rude équilibre que celui que la nature s’impose à elle-même
    mais aussi à nous, par la même occasion, puisqu’elle nous accompagne de ses beautés et bienfaits mais aussi de ses « souffrances »…..car c’est bien une souffrance que de devoir couper un arbre que l’on a planté de ses mains et qui nous a vu vivre tous les moments de notre vie.
    J’imagine le sentiment de tristesse et de manque qui est le tien.
    Pensées vers toi ELISANNE,
    et cette jolie phrase de Monsieur Bobin comme cadeau pour panser tes plaies.
    Bises embrumées.

    « J’aime appuyer ma main sur le tronc d’un arbre devant lequel je passe, non pour m’assurer de l’existence de l’arbre – dont je ne doute pas – mais de la mienne. »
    Christian Bobin.

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  4. je peux comprendre qu’un tel événement puisse rendre triste.
    L’arbre,c’est tout un symbole!
    J’ai été aujourd’hui attristée par un épisode à peu de chose similaire chez la nounou de mes enfants. Son mari était en train de couper toute une rangée de thuyas en limite de propriété juste parce qu’ils étaient à 49,5 cm et non 50 cm comme le précise la loi et qu’ils n’arrêtent pas d’être pour un oui ou un non mis au tribunal par leur voisine…

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