"Double je"

Promenade dans le jardin des pensées…

macke-promenade_1914-1
2004/2016
13 février, anniversaire de blog…un peu d’histoire…
L’ouverture du blog sur le conseil d’un participant à l’atelier d’écriture que je fréquentais,
mon premier  pseudo,  » ludecrit » en référence à ludique écriture,
changement d’hébergeur nouveau pseudo  » double je « 
La première année de blog, la découverte d’un autre monde que l’on dit virtuel,
un pas vers les autres avec prudence et même méfiance, puis viennent les années
de conquête de cet espace et la découverte que ce monde virtuel ressemble à la vie.
La peur fait place à l’enthousiasme, les mots se délient, les rencontres se font tout naturellement.
Pour la petite histoire, une  lectrice  m’a découverte par les médias,
mon blog avait été cité dans un journal, puis il y a eu la lecture de plusieurs de mes billets
sur la Radio Suisse Romande, et aussi la rencontre d’un lecteur qui a été  dans la
vraie vie  un ami de Char et de Camus, il avait participé  à l’aventure de la pièce « Les possédés ».
Et vous mes fidèles et chers lecteurs et lectrices.
Puis l’enthousiasme s’estompe face aux soucis de la vie, la confrontation à la maladie, le blog devient moins léger, moins ludique, moins sensuel, plus proche du quotidien.
La réalité prend le dessus sur le rêve, mais le désir de vie reste intact.
Malgré toutes les vicissitudes  que serait-elle cette vie, sans cette pulsion de désir qui me conduit à revenir le plus souvent possible encore mettre en mots, ou avec les mots des autres, ce souffle qui m’anime.
J’aimerais continuer encore, insouciante du temps qui passe, espiègle, croquant la vie avec gourmandise,  écrire le souffle de la liberté, du plaisir, de la spontanéité.
Ecrire la douce nostalgie qui ouvre une fenêtre sur l’avenir, même si je ne sais plus qu’écrire, mal, mes sentiments à la dérive, l’avenir en butte avec demain.
J’aimerais tant…
Un blog, ne peux continuer d’exister qu’en restant un lieu d’échanges.
Souvent je me sens lasse et prête à arrêter, mais ce carnet de toile  représente beaucoup pour moi,
il est ma deuxième maison, mes notes sont fonctions de mes envies, de mes états d’âme,
de mes humeurs, j’y reçois avec plaisir, la porte est ouverte, mais on ne peut  pénétrer par effraction dans le jardin de mes pensées.
Merci à Vous pour tous ces moments partagés.
Elisanne
toile:  August Macke « Promenade » 1914

18 réflexions au sujet de “Promenade dans le jardin des pensées…”

  1. un blog que je découvre tardivement, un univers qui me réjouis. J’aime votre poésie et ce voile posé si habilement entre le rêve, la réalité – le visible, l’invisible – l’ombre et la lumière. D’ailleurs j’aime beaucoup la citation que vous avez inscrite en haut à droite.

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  2. Chère Elisanne,

    Tout d’abord, je suis agréablement surprise par ton écriture….et par la confiance que tu m’as témoignée en me donnant les références de ton site lors de notre visite à la chocolaterie.

    Ton pseudo me plaît beaucoup…C’est un nom féerique…et puis tes écrits me surprennent agréablement. Je ne te savais pas écrivaine (?) Beaucoup de fraîcheur, de belles tournures, de poésie……malgré ta vie difficile en ce moment…..tu arrives à transcender ,à t’échapper pour mieux vivre le présent.
    Merci de tout cœur pour ces belle pages.
    Bises
    Belle soirée
    fa

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    1. Merci, France, d’être venue pousser la porte des commentaires de mon monde.Après l’épisode chocolat,tu découvres une autre facette de moi, j’aime écrire c’est vrai, mais de là à avoir des talents d’écrivaine … Ecrire est ma manière de vivre le présent en n’étouffant pas celle que je suis par les soucis du quotidien, dont tu connais la dure réalité.
      Bises et bonne nuit, ici le marchand de sable vient de faire sa tournée.

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  3. J’ai lu, moi aussi l’histoire de ton blog avec attention…. merci Elisanne de me permettre de me ressourcer à l’encre de tes mots, dans les allées de tes réflexions, dans l’infinitude de nos vies qu’elles soient pleinement heureuses ou bordées de difficultés, de souffrances.. comme parfois, souvent … !
    Ici dans cet espace grandement éclairé !
    Je t’en brasse fleurie encor’.
    Den

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  4. Je lis avec beaucoup d’émotion l’histoire de votre blog. Un beau parcours de vie, assurément. Et même si ce chemin est aujourdhui ombragé, soyez certaine chère Elisanne, que nous sommes là, comme de petites lucioles qui éclaireraient, oh bien chichement, votre route. Mais le coeur y est !
    Je vous demeure très fidèle et je vous embrasse.

    Ariane.

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    1. merci Ariane,
      vos mots me touchent, j’aime l’idée de ces petites lucioles qui éclairent mon chemin pour ne pas me perdre…
      Il est des jours où je suis plus fragile, plus vulnérable, alors je trouve dans les commentaires la force de continuer, cela peut paraître puéril, mais c’est ainsi.
      Je vous embrasse

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  5. Bonjour Elisanne.
    Tenez bon…
    Il y a toujours des oasis ici ou là…
    Je vais me procurer ces fameux ‘Carnets’ de Camus.
    Vous m’en avez donné envie.
    Je vous embrasse en pensant aux merveilleuses sculptures de Giacometti *
    Que votre dimanche soit doux.
    Pensées
    Valérie

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  6. Oui très tard Elisanne …à Bordeaux aussi !(00h50..)…où je suis venue voir le « batteur-de-mon-coeur »..qui va mal…
    Bises.
    Rude chemin que le nôtre !…Sisyphe n’en finit plus de rouler sa bosse.

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    1. Courage Christine, je pense à toi et ton fils…bises!

      Et pourtant Sisyphe était heureux, je crois !
      (hier ma fille est venue m’offrir un bouquet de fleurs blanches pour la fête du 14 février, c’est vrai que je m’offre chaque semaine un bouquet, sinon qui le fera , tu vois ce sont des petites choses mais qui font mal dans le quotidien, les petites attentions qui disparaissent, souvent je me pose la question mais que suis-je encore, juste une aidante ? parfois j’ai peur de perdre mon identité dans ce silence du quotidien.)

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  7. Merci à vous,
    Christine, Valérie, Amx,

    Vos mots , votre présence, votre fidélité me touchent et me donnent l’énergie pour continuer de semer quelques graines dans ce jardin.

    Les « Carnets » de Camus sont un trésor inépuisable, une source pour abreuver ma soif dans les moments où je m’épuise dans cette traversée du désert qu’est souvent mon quotidien.
    Bonne soirée, nuit, devrais-je dire , il se fait très tard,
    nous sommes déjà le 14 février!

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  8. Elisanne,
    Je voulais citer en écho à ce que tu viens d’écrire sur le désir, la phrase d’un ami cher qui me répondit la chose suivante (alors que je venais de lui écrire en substance… »mais à quoi bon tout cela, toutes ces vicissitudes, toutes ces interrogations et toutes ces souffrances, puisque de toutes façons les dés sont pipés d’avance et que notre seule vraie certitude demeure le naufrage final….?)…
    Ce à quoi il me répondit :
    « Mais tout simplement parce que la vie nous veut ! »…
    …Fermons la parenthèse…
    Je me répète donc désormais cette jolie phrase, comme un moteur qui me permettrait d’avancer.
    Bises.
    et à bientôt je le sais.

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  9. Même si je trottine,
    Même si je lambine,
    Même si je turbine;
    Je prends toujours le temps d’une pause au coin de chez vous Elisanne.
    Et, l’espace d’un moment, ce coin devient presque chez moi…
    Alors, je ne peux vous dire qu’un grand MERCI pour ces Invitations…
    Valérie

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  10. voilà ce qu’il faut retenir Elisanne:
     » la réalité prend le pas sur nos rêves mais le désir de vie reste intact ».
    tu as raison, tes mots sont toujours d’une justesse infinie parce qu’ils sont l’ecriture de La VIE avec ses pleins et ses déliés, ses petits chemins qui sentent la noisette mais aussi ses bosses et ses ornières.
    Avant de connaître ton blog je ne pensais pas avoir le plaisir d’un tel rendez-vous quotidien.
    Tu es notre élan vital à nous…
    et disons le ici (oublions pour une fois les retenues inutiles)…..nous aimons ce rendez-vous quotidien avec la VIE,
    nous t’♡imons Jolie (D)Âme..
    C’est nous qui te remercions pour ce partage.
    Bises et belle journée.

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  11. …….Aller jusqu’au bout, ce n’est pas seulement résister mais aussi se laisser aller.
    J’ai besoin de sentir ma personne, dans la mesure où elle est sentiment de ce qui me dépasse. J’ai besoin parfois d’écrire des choses qui m’échappent en partie, mais qui précisément font la preuve de ce qui en moi est plus fort que moi…

    A. Camus / Août 1937 Carnets 1 / Gallimard 1962

    Bon vent….parfois bon pour celui qui a choisi son port….
    Et toujours pour celui qui joue avec lui…sans autre but que cette joute …..!!

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