"Double je"

Grandir…

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J’ai fait quelques progrès face à ma colère contre cette maladie qui peu à peu grignote et prend de plus en plus de place dans ma vie quotidienne.
Peut-être que le dernier séjour à l’hôpital était bénéfique non seulement pour mon mari, mais aussi pour moi. J’ai enfin compris et surtout accepté qu’il n’est pas seulement un malade mais surtout l’homme avec lequel j’ai partagé la majeure partie de ma vie.
Je ne le voyais plus que comme un malade jusqu’à ce que quelqu’un pointe avec des mots ce que je refusais d’entendre.
Bien sûr il y a des jours où la colère refait surface quand cela est vraiment trop difficile pour moi, quand je me sens seule face à ce quotidien à assumer.
*Les doutes c’est ce que nous avons de plus intime.
Alors je m’évade dans les mots pour oublier, je viens ici poster mes billets en fonction de mes états d’âme, je lis vos commentaires, je réfléchis, je m’évade dans les mots des autres.
Je tourne les pages de mon histoire comme un livre d’images et laisse renaître les souvenirs heureux, souriant parfois aux petits bobos que je croyais si importants.
La vie n’est pas un conte de fée, mais
*il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve vient à nous.
Je suis faite de l’étoffe de mes rêves, il y a la vie que je rêve, mon futur appartient à la beauté de mes rêves,
il y a la vie que je vis, je donne tout au présent .
*Je ne connais qu’un seul devoir c’est celui d’aimer.
*citations de Camus

8 réflexions au sujet de “Grandir…”

  1. ELISANNE..☆★ Sourire…
    ici on dit aussi « sonrisa » »…

    Il fait 35 degrés aujourd’hui à l’ombre du
    rocher de la Chambre d’Amour……les embruns et le petit vent qui les porte y sont souverains …..
    Bises.

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  2. Tes mots sont touchants Elisanne… ô combien…et relèvent de la Vie Vécue, celle qui nous rend plus fort(e)s par ses blessures.
    Le devoir (d’aimer) accompli, nous voilà
    prêt(e)s à résister au raz de marée ?
    Mais c’est souvent bien plus compliqué.

    Ces mots de Camus sont très beaux.
    Bises.

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  3. …./… » Comprends-tu quelque chose à mon galimatias, Alioscha ?
    — Je le comprends trop, Ivan. On voudrait aimer par le cœur et par le ventre, tu as bien dit; et je suis ravi de voir en toi cette soif de vivre ! s’écria Alioscha. Je pense qu’il faut aimer la vie avant toute chose.
    — Aimer la vie plutôt que le sens de la Aie?
    — Absolument. Aimer avant de réfléchir, sans logique, comme tu dis, et, quant au sens, ne s’en occuper qu’ensuite. Il y a longtemps que je me suis dit cela. Mais tu as aimé la vie : il faut maintenant tâcher de la comprendre, c’est le salut.
    — Voilà déjà que tu songes à mon salut ! Suis-je donc en train de me perdre? Et en quoi consiste ceci : la comprendre ?
    — Ressuscite tes morts! Peut-être, d’ailleurs, sont-ils encore vivants. Donne- moi du thé. Je suis content de causer avec toi, Ivan… »

    Dostoïevski – Les Frères Karamazov /Tome 1° /2° Partie /Livre V/Pour et Contre CONTRE.

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    1. Merci pour cet extrait, le mien le précède de peu
      « Vivre! on veut vivre! Je veux vivre en dépit de toute logique ! Qu’importe que je croie ou non à l’ordre de chose établi? J’aime les fleurs du printemps naissant, j’aime le ciel bleu, j’aime certaines gens, je ne sais pas toujours pourquoi. —  »

      clin d’oeil, je suis contente de causer avec vous…

      (http://www.academia.edu/1323463/QUAND_DOSTO%C3%8FEVSKI_DEVIENT_CAMUSIEN

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