"Double je"

Le temps…de toute une vie…

La chanson des vieux amants
« Du plus loin qu’il m’en souvienne,
Si depuis, j’ai dit « je t’aime »,
Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous,  » Barbara
Il y a bien des formes d’amour, mais nous restons ébahi/es devant le mystère de « cet amour-là »,
qui nous fait vibrer, nous fait courir vers le téléphone, sur le quai d’une gare, le hall d’un aéroport, le coeur battant, les sens en alerte… 
Cet amour-là, ce « toi et moi » et que cesse autour de nous la rumeur du monde, le babil inutile des autres…
Qu’en est-il de cet amour-là qui nous laisse souvent exsangue, seul/e, vidé/e, comme mutilé/e ?
Est-ce une maladie, comme le dit la chanson, est-ce une bénédiction, est-ce une folie?
Encore, encore pouvoir dire « je t’aime », se donner cette liberté-là, et tant pis s’il faut payer le prix…
Comme dans la chanson « Mathilde » de Brel, cette exultation à l’idée que, oui, malgré tout,
« ça recommence » !
Et si l’Amour continue à nous surprendre, nous étonner, nous questionner mais aussi nous décevoir, nous perdre, nous terrasser, c’est bien le signe que nous sommes vivants.
Qu’il nous épanouisse ou qu’il nous déçoive, vénéré ou renié c’est bien toujours de l’Amour dont on parle.
On aime sa présence et on  haït son absence.
C’est la partie de cache-cache qui se prolonge le plus…
Le temps de …toute une vie.
photo trouvée sur la toile , auteur ?