réflexions

Mardi gras …

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Au Moyen- Age, pendant le carnaval, les riches se déguisaient en pauvres
et les pauvres en riches, on s’échangeait les vêtements entre les sexes et les adultes jouaient aux enfants,
tandis que les enfants parodiaient les adultes…
N’est-ce pas ce que nous faisons banalement tous les jours ?
Mardi gras jadis était le dernier jour avant le jeûne du carême.
Cette alternance du gras et du maigre est devenue notre obsession toute l’année, au point d’espérer savoir « manger pour maigrir »
Le mannequin de chiffon qui incarnait le carnaval finissait brûlé à la tombée de la nuit après avoir traversé la ville en procession. Toutes les fêtes communautaires de la Gay Pride au nouvel an chinois rappellent les défilés de chars, comme au carnaval. Celui de Nice était à la Belle Epoque, le plus grand carnaval du monde.
Les transgressions devenues quotidiennes sont peu de choses au regard de celles du passé, cantonnées à ce mois de février qui annonce le retour de la lumière printanière.
Les sociétés trop organisées du passé appelaient des soupapes de décompression.
Celles d’aujourd’hui sont fragiles et en perpétuelle remise en cause.
On cherche ce qui les conforte dans l’authenticité et non pas dans l’artificiel, dans le retour au sentiment derrière l’exhibition des corps.
Alors la saint Valentin en février est devenue  plus importante que le carnaval.
Un peu naïf mais touchant, le sentiment amoureux peut nous transporter très loin.
Pourquoi pas au carnaval de la Sérénissime, tout un programme…
photo empruntée à « Lumières de la ville »