"Double je"

Fenêtre sur mon carnet de toile…

matisse cahier noirQu’avons-nous à nous dire dans la vie, sinon bonjour, bonsoir,
je t’aime et je suis là encore, 
pour un peu de temps vivante sur la même terre que toi.
Christian Bobin,in La folle allure)
 Dis-moi, tu veux parler du blog ?
En quelque sorte oui, en dehors de ce que nous dit Bobin dans cet extrait qu’avons-nous à nous dire ?

Alors pourquoi un blog et depuis février 2004 
?
Un voyage dans les mots, les émotions, les réflexions, les questionnements, la vie qui va entre errances, tâtonnements, douleurs, joies, la vie qui évolue.
Ecrire le mieux possible le vide et le plein, le léger et le dense, le vivant et le souffle.
Voie royale  pour l’échange, entre deux mots, deux souffles, tous ces mots déposés sur ce carnet de toile. Richesses.

Et l’inspiration comment vient-elle ?

Un mot, une pensée, mes billets sont fonction de mes humeurs, de mes états d’âme, de mes envies, de mes rêves, de mes doutes. Le matin au réveil je sais rarement ce que je vais écrire  les idées viennent, parfois exubérantes et nombreuses, ou parfois ne viennent pas et me laisse muette.

Y a-t-il des moments de doute quant à l’utilité de ce carnet de toile ?

Souvent, mais cela ne se situe pas dans le mot utilité mais davantage dans le  » à quoi bon « moments de lassitude,
de désarroi, de déception, de vulnérabilité, en donnant l’on se perd aussi . Un peu de tristesse aussi par rapport à ces blogs  évanouis, ces lieux disparus, ces échanges qui ne sont plus.

Mais n’est-ce pas sous le signe de l’éphémère que naissent les blogs ?

Oui, la vie d’un carnet de toile est un mouvement perpétuel, entre allées et venues où les relations se nouent et se dénouent, engouement d’un moment, effet d’immédiateté sans préambule d’emblée dans le vif du sujet.
Bon assez de bla bla laisse-moi dire l’essentiel

C’est quoi l’essentiel ?
Dire  Merci  à tous mes lecteurs, ceux qui laissent des commentaires, ceux qui ne franchissent pas le seuil des commentaires, vous dire que sans vous, sans vos mots,
vos encouragements je ne serais plus là en ce mois anniversaire.
J’ai beaucoup de chance de vous avoir comme lecteurs.
De tout cœur merci à Vous !
Elisanne et son double…
toile Matisse Nice cahier noir 1918