"Double je"

Je rêve, j’imagine, j’entends…

mer mouvement
J’aimerais tant la revoir..
Une image suffit pour déclencher en moi ce manque.
Alors je rêve, je l’imagine , je l’entends .

Elle ne saurait être la mer si je ne cherchais en elle la dimension perdue.
Elle ne refuse pas son aide, en l’aimant elle me donne la liberté d’aller sur l’île,
les flots savent, les flots rêvent, les flots inspirent.
Sa force réside dans ce mouvement perpétuel, entre deux rives.
Elle n’écoute qu’un seul appel, celui du vent, elle se fracasse avec force sur les rochers
emportant tout sur son passage pour redevenir lisse et paisible.
Elle est liberté, source de vie, j’aime que sa musique ne soit pas sourde à la chanson du vent,
ni insensible aux parfums de la nuit.

photo Philippe Charpentier

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Rêve abstrait …

De Staël  La route

Nicolas de Staël  » La route » 1954

 » A cet égard, on comprend l’hésitation et même le recul de quelques uns devant la peinture de Nicolas de Staël d’apparence trop élémentaire pour eux. Ils lui cherchaient une profondeur, et celle-ci, il la leur présentait, comme fond les grands artistes, tout en surface, et avec ce dépouillement qui est si long à obtenir à partir d’une richesse originelle, dépouillement d’ailleurs qui n’entame en rien cette richesse. […] Cette peinture faite à l’aide des sensations tactiles et motrices, qui emploie la truelle et le couteau plus que le pinceau, finit par caresser le cœur. C’est -comment dire ?- une sorte de rêve abstrait. »

Jean Grenier
Portrait posthume de Nicolas de Staël
Revue L’Oeil 01/12/1955

Je vous conseille la lecture de Jean Grenier « critique d’art » 
« Une attention aimante »
Ecrits sur l’art (1944-1971)
Presses universitaires de Rennes

 

paul Valéry

Etonnement…

 

étonnement

« ….  Mon âme a plus de soif d’être étonnée que de toute autre chose.
L’attente, le risque, un peu de doute,
l’exaltent et la vivifient bien plus que ne le fait 
la possession du certain… »

Paul Valéry , in  » Monsieur Teste »
"Double je"

J’attends…

chez moi

Je passe beaucoup de temps assise dans le fauteuil près de la fenêtre.
Sur la table à côté de moi traînent quelques livres choisis parmi mes fidèles.
J’en reprends une phrase de temps en temps comme s’il s’agissait d’une gorgée de thé.
Ensemble nous attendons qu’il se passe quelque chose.
Cela viendra de je ne sais où, du ciel, de la lumière, des nuages, du sillage d’un avion,
d’un frémissement de branche du cèdre, d’un bruit lointain,
de toutes ces choses inutiles qui filtrent les heures.
C’est indéfinissable mais cela vous tient.
Alors j’attends d’être surprise.



réflexions

Mardi gras …

 carnaval_venise3-121
Au Moyen- Age, pendant le carnaval, les riches se déguisaient en pauvres
et les pauvres en riches, on s’échangeait les vêtements entre les sexes et les adultes jouaient aux enfants,
tandis que les enfants parodiaient les adultes…
N’est-ce pas ce que nous faisons banalement tous les jours ?
Mardi gras jadis était le dernier jour avant le jeûne du carême.
Cette alternance du gras et du maigre est devenue notre obsession toute l’année, au point d’espérer savoir « manger pour maigrir »
Le mannequin de chiffon qui incarnait le carnaval finissait brûlé à la tombée de la nuit après avoir traversé la ville en procession. Toutes les fêtes communautaires de la Gay Pride au nouvel an chinois rappellent les défilés de chars, comme au carnaval. Celui de Nice était à la Belle Epoque, le plus grand carnaval du monde.
Les transgressions devenues quotidiennes sont peu de choses au regard de celles du passé, cantonnées à ce mois de février qui annonce le retour de la lumière printanière.
Les sociétés trop organisées du passé appelaient des soupapes de décompression.
Celles d’aujourd’hui sont fragiles et en perpétuelle remise en cause.
On cherche ce qui les conforte dans l’authenticité et non pas dans l’artificiel, dans le retour au sentiment derrière l’exhibition des corps.
Alors la saint Valentin en février est devenue  plus importante que le carnaval.
Un peu naïf mais touchant, le sentiment amoureux peut nous transporter très loin.
Pourquoi pas au carnaval de la Sérénissime, tout un programme…
photo empruntée à « Lumières de la ville »
brèves

Un je ne sais quoi…

lac majeur

Un je ne sais quoi flotte dans l’air, un rayon de soleil dans le froid encore vif de ce matin,  un avant goût de printemps, les oiseaux se manifestent, l’air se parfume et une vague de désir, (d’en/vie) bouillonne en moi.
Il me fallait réagir pour ne pas perdre ce désir de vie en moi.
Alors j’ai organisé une escapade de trois jours pour le printemps à venir.
Cela ne fut pas simple.
Trouver qui gardera et s’occupera de mon malade, les dates qui arrangent tout le monde. Mes enfants se sont portés volontaire. De plus en téléphonant à des amies et parlant de mon projet elles vont se joindre à moi pour cette escapade.
Cela m’est devenue indispensable pour continuer le plus sereinement possible, ce n’est pas facile d’être aidant 24/24 h tout au long de l’année.
Peut-être est-ce « Jean Grenier  » dans Les îles qui m’a influencé dans mon choix en parlant
d’une vision terrestre du Paradis.
Hier je me suis donnée la possibilité de cette vision.
Le lac Majeur et ses îles m’attendent.
Quand je vous disais qu’un « je ne sais quoi «  flotte dans l’air , irrésistible!
(photo trouvée sur la toile, bientôt les miennes en partage)
peinture...photographie...art...

Lumière, couleurs…

parauapi_940

« Là à Tahiti je pourrai, au silence des belles nuits tropicales, écouter la douce musique murmurante des mouvements de mon cœur en harmonie amoureuse avec les êtres
mystérieux de mon entourage.
Libre enfin, sans souci d’argent et pourrai aimer, chanter et mourir. »
Paul Gauguin
Du soleil dans ce paysage hivernal qui m’entoure…

A partir d’aujourd’hui superbe expo Gauguin à la Fondation Beyeler…
http://www.fondationbeyeler.ch/…/…/paul-gauguin/introduction
à ne pas manquer !

Bon dimanche !