"Double je"

On n’oublie rien…

ombre

A deux pas de la Madeleine par une de ces journées de fin d’été qui ressemblait à si m’éprendre à celle d’un printemps débutant, elle prit un taxi le début d’un voyage qui d’Orly la conduit à Amsterdam.
Elle était tendue, éprouvée par les dernières nouvelles de Jeff. Il venait de l’appeler, son premier réflexe fut de lui dire j’arrive, car voir un ami pleurer, elle ne pouvait pas, c’était plus fort qu’elle,
c’est comme ça.

Lui et elle c’est une longue histoire depuis l’enfance ,quand tous deux s’amusaient et chantaient en apprenant Rosa sur les bancs de l’école, et que le maître appelait au suivant.
Ils  partageaient les fous rires, il lui apportait des bonbons, lui  apprit à danser la valse , lui a dit
je t’aime…
O
n n’oublie rien.

Pour eux l’aventure se vivait tous les jours, ils étaient heureux sous la pluie, l’orage, la tendresse  était leur partage, leur quête, vivre debout.
Et puis il y eu les départs.

Tous ses souvenirs venaient de refaire surface, l’air de la bêtise trottait dans sa tête, elle
 l’aimait encore, il était son île.
Arrivée sous ses fenêtres éclairées par une faible lumière elle sut qu’il venait de partir , la mort venait de gagner, en un sanglot elle s’entendit crier «  Ne me quitte pas « 

Inspiré par quelques titres de chansons de Jacques Brel