réflexions

Insoutenablement légère…

On se réveille, on lit le journal devant un café ou un thé c’est selon, les nouvelles sont lourdes, tragiques, révoltes, émeutes, guerres, crises économiques, tremblements de terre, affaires peu glorieuses de mœurs, harcèlements de toutes sortes.
Comment faire face à ces écrasements ?
Avancer à tâtons dans cet espace mouvant qu’est l’existence ou tout est absurde et important. Y cueillir un peu de plaisir, s’y déplacer avec légèreté en laissant la gravité aux évènements. Vivre légèrement  avec élégance, en ne retenant rien dans ses mains, en n’imposant pas ses vues, en ne croyant aucune promesse.
* « Il y a des idées qui sont comme un attentat »
Tant pis si la légèreté à mauvaise presse, si on la tient pour une démission et la réduit à la désinvolture, pire à l’inconstance.
Elle seule (la légèreté) permet d’atteindre l’autre rive en traversant le gué sans se laisser emporter par les courants.

*« L’histoire est tout aussi légère que la vie de l’individu, insoutenablement légère, légère comme un duvet, comme une poussière qui s’envole, comme une chose qui va disparaître demain. »

* Milan Kundera in, L’insoutenable légèreté de l’être

 libre adaptation de Nos vies légères de Sylvain Tesson

10 réflexions au sujet de “Insoutenablement légère…”

  1. l’oiseau… oui
    et une de mes lecture : »Si vous êtes constamment fermé,
    vous ne pouvez rien recevoir.
    Si vous êtes constamment ouvert,
    vous ne pouvez rien retenir de ce que vous avez reçu.
    Vous devez être comme les ailes d’un oiseau :
    ouvrez et fermez, ouvrez et fermez…
    avec une souplesse parfaite.

    Gurumayi
    oui mieux vaut être l’oiseau que la plume….
    vaut mieux être le marteau que l’enclume…
    mon écho dans la brume de ce, euh! cette nuit!!

    Geneviève,

    bel écho même sous la brume…

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  2. ….Mais ils sont avant tout
    Des fils de la chimère
    Des assoiffés d’azur
    Des poètes des fous

    Jean Richepin La chanson des gueux

    Mais plus familier….

    Georges Brassens, 1969. LES OISEAUX DE PASSAGE..

    Bon vent….D’altitude !!!

    Amx,
    Nouveau lien le vôtre ne fonctionnant pas sous nos latitudes http://youtu.be/wRdXZRZ5lkE

    je vais essayer de continuer de prendre de la hauteur,je sens le vent favorable…

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  3. « Il faut être léger comme l’oiseau et non comme la plume ». Paul Valery

    Je ne suis pas jouet et ne vais pas chanter comme la plume au vent, la légèreté se construit avec patience pour pouvoir prendre son envol plus souvent.
    Tout le temps de ses derniers jours je l’ai consacré à cela, jeux, promenades, envolées légères tout comme l’oiseau…
    Aujourd’hui je vais faire la route des vins de ma belle Alsace, envie de revoir ces beaux villages nichés au pied des Vosges surmontés de leurs châteaux, le soleil brille, peut-être quelques photos au retour !

    Bonne journée et merci à vous pour votre présence chaleureuse…

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  4. Ce matin, j’ai connu ce sentiment de légèreté intense, ce frémissement, cette envie de m’évader, de respirer, de vivre et je me suis payée un croque monsieur délicieux mais gâché par un coup de fil intempestif ! Bien fait pour moi, je couperai mon portable à table la prochaine fois !
    Ce que je deviens ? Je déménage vendredi pour rentrer à Paris…
    Bise Elisanne, je pense bien fort à toi et ce billet est si joli…

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  5. Oui Elisanne, sans légèreté point de salut : il nous faut persévérer à envisager légèrement les choses graves et gravement les choses légères…puisque rien n’est grave et que tout est grave…!

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  6. Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux
    Regardez-les s’envoler c’est beau
    Les enfants si vous voyez
    Des p’tits oiseaux prisonniers
    Ouvrez-leur la porte vers la liberté

    Un p’tit dé à coudre
    Et trois goutt’ d’eau dedans
    Au d’ssus du perchoir
    Un os de seiche tout blanc
    Et un petit piaf triste de vivre en prison
    Ça met du soleil dans la maison
    C’est c’ que vous diront
    Quelques rentiers vicelards
    Des vieux schnocks
    Qui n’ont qu’ des trous d’air
    Dans l’ cigare
    Une fois dans vot’ vie,
    Vous qui êtes pas comme eux
    Faites un truc qui vous rendra heureux

    Si vot’ concierge fait cui-cui sur son balcon
    Avec ses perruches importées du Japon
    Ses canaris jaunes et ses bengalis
    A vot’ tour faites leur guili-guili
    Sournoisement exclamez vous
     » Dieu ! quel plumage !  »
    Mais chère Madame
    On vous demande au 3ème étage
    Et dès que la bignole aura l’ dos tourné
    Même si on doit pas vous l’ pardonner

    Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux
    Regardez les s’envoler, c’est beau
    les enfants si vous voyez
    Des petits oiseaux prisonniers
    Ouvrez-leur la porte vers la liberté

    Pierre Perret

    Ou, « Marchand d’enclumes à la sauvette dans le métro » / Pierre Dac

    L’important est de rester optimiste, mais vigilant ou Regarder où on met les pieds, même en marchant le nez au vent…

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  7. Je suis un oiseau enclume, je vole, souvent, oui, c’est certain, je rampe aussi, souvent, c’est certain, entre les deux je marche… enfin, parfois je suis arrêté, nez voletant dans l’air ou nez plongé dans la terre et j’aime regarder qui est à côté de moi.

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