poésie

Solitaire…

J’ai relu ces derniers jours  » les lettres à un jeune poète » de Rilke ,
ce texte est tellement fort, si plein de vérités , si propice à la réflexion,
que j’ai eu beau essayer d’en faire un résumé, mission impossible,
il devint beaucoup trop long pour le blog.

Alors en remplacement ce poème ...

 Enfance…

Il serait bon de penser longuement
-pour trouver à en dire quelque chose-
à ces longues après-midis perdues de l’enfance
qui ne revinrent jamais telles – et pourquoi ?

On se rappelle encore : peut-être sous la pluie,
mais nous ne savons plus ce que cela veut dire ;
jamais plus la vie ne fut si pleine qu’alors,
de rencontres, de revoirs, d’élans et d’essor,

Car il ne nous arrivait en fait rien d’autre
que ce qui arrive à une chose où à une bête
nous vivions leur vie avec les gestes humains
et nous fûmes remplis d’images jusqu’au bord.

Et nous devînmes solitaires comme un berger
et tant chargés de grands lointains
et comme appelés de loin et effleurés ;
puis lentement comme un fil nouveau et long
nous fûmes introduits en ce collier d’images
où durer maintenant nous rend confus.

Rainer Maria Rilke,in  Nouveaux poèmes
Poésie Points 1882

 photo trouvée sur la toile...

7 réflexions au sujet de “Solitaire…”

  1. Si, je m’étions trompé, ça m’est revenu après, il faut dire ou chanter :

    « ô fléchi la volonté, l’orgueil de nos coeurs
    Nous qui cheminons berger
    Seuls et sans soutien
    Voulons par la porte entrer
    Tu connais les tiens

    Avant l’aube doux berger
    Rends les purs et blancs »

    Il y a si longtemps, même si des fois j’ai l’impression que c’était hier…

    Les photos de nos enfances se ressemblent…
    Et Barbara chantait aussi : « … les enfances sont les mêmes à Paris ou à Gottingen… »

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  2. La si belle nostalgie de l’ enfance …

    «  »…
    Mais le vert paradis des amours enfantines,
    Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
    Les violons vibrant derrière les collines,
    Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
    – Mais le vert paradis des amours enfantines,

    L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
    Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
    … » »

    C.Baudelaire ; Les Fleurs du Mal…quoique là ce serait plutôt celles du Bien .!

    que de beaux échanges, merci

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  3. Oui Elisanne, j’ai appris aussi :

    « Montre moi comment berger te suivre aujourd’hui
    Comment récolter semer, nourrir tes brebis
    Je veux écouter ta voix pour ne pas errer
    Joyeux, gravir avec toi le rugueux sentier
    ô fléchi la volonté, l’orgeuil de mon coeur
    Avec toi doux berger
    Rends les purs et blancs… »

    J’espère ne pas m’être trompé…

    Autre chose, une chanson qui m’est revenu, comme ça ce matin, « Mes jeunes années » chanté par Charles Trenet. Je l’ai écouté mais je ne sais pas mettre le lien avec YouTube…

    Il y a deux jours, j’ai passé la journée à aider à couper le bois de chauffage et l’empiler tout seul jusqu’au soir… J’étais « fourbu comme un vieux cheval, fourbu mais content « , d’avoir réussi à le faire cette année encore…

    Bonne fin de semaine…

    ma version est un peu différente mais parle de la même chose

    et voilà http://www.youtube.com/watch?v=mWvIT1PixT4
    Trenet qui a si bien chanté Gruissan et la mer …

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  4. Merci de cette occasion d’un large retour…

    …. Nostalgie d’oiseau tombé du nid ?

    Qu’avons nous fait de ces chances ?

    Et cette résilience ? Ruffo , Cyrulnick ?
    Et Alain et ses Propos sur le bonheur:
     » Le pessimisme est d’humeur; l’optimisme est de volonté. Tout homme qui se laisse aller est triste… »

    Et cette chronique d’un gâchis, …qui nous a quand même donné Brel
    …à quelques jours de cet anniversaire…

    Bon vent…mais un peu le « vent mauvais » …
    Problème d’automne ?
    Mais du quel ?

    Amx,

    Brel comme écho, comme bonbon, pour parler de cette enfance qui fait ce que nous sommes aujourd’hui…
    « Je m`étonnais surtout
    D`être de ce troupeau
    Qui m`apprenait à pleurer
    Que je connaissais trop
    J`avais L`œil du berger
    Mais le cœur de l`agneau « (Brel)

    merci !

    « Mon enfance m’appelle sur des plages de sable
    Mon enfance m’appelle sur des plages dorées
    Sur elle sont venues s’inscrire impitoyables
    De nombreuses années
    Qu’ai-je fait? Qu’ai-je dit?
    Qui suis-je en ce pays? » (Lama ?)

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  5. Merci de ces instant de retour…

    …Nostalgie de l’oiseau tombé du nid…?
    Quelque chose qui me vient, avec cette « résilience « , Rufo et Cyrulnik …
    Qu’avons nous fait de nos chances ? …

     » Le pessimisme est d’humeur; l’optimisme est de volonté. Tout homme qui se laisse aller est triste…  » dit Alain dans un de ces Propos sur le bonheur (1928)

    Et cette chronique de ce gâchis, qui nous a quand même donné …Brel, encore là, prés de son anniversaire..

    Bon vent..mais un peu le vent mauvais…
    Celui de l’Automne ?

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  6. Si le berger est solitaire, les brebis en l’absence de berger, le sont bien davantage…

    Charles,

    Impossible de sortir de ma tête ces paroles que j’ai apprises dans mon enfance et que je fredonne à l’instant
    « Tu es mon berger o Seigneur, rien ne saura manquer où tu me conduis »

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