"Double je"

Métamorphoses d’un ciel…

 

Comme souvent, hier soir je regardais le ciel,
il y avait quelques nuages et la lumière changeante  souveraine.


J’aime les ciels, tellement changeants,tantôt bleu lavande au plus chaud, tantôt rose au soleil couchant ,tantôt marine quand vient la nuit,la magie opère quand il laisse place aux étoiles.
La chaleur s’estompe, lentement les ombres se mettent en place .
L’air embaume, les fleurs qui doucement se parent de contours flous dans la lumière crépusculaire dégagent des parfums subtils. Romarin, thym, laurier, lavande, olivier, font de mon jardin un petit paradis aux accents du sud, seul manque le chant des cigales.
Les nuits d’été sont sans égales, je suis là à regarder le ciel, à m’évader dans un autre monde, entre rêve et réalité, entre calme et volupté, entre douceur et passion, entre sagesse et folie, moment de grâce où domine la notion d’infini.

8 réflexions au sujet de “Métamorphoses d’un ciel…”

  1. C’ était par une merveilleuse journée de juillet, une de ces journées comme on en voit seulement pendant les périodes de beau fixe. Dès l’aube, le ciel est serein; l’aurore ne se lève pas dans des lueurs d’incendie: elle se répand en douces teintes rosées. Le soleil n’ a pas l’ardeur des jours de brûlantes sécheresse, ni la teinte mate de pourpre ternie qu’il prend avant l’orage; son éclat même garde une fraîcheur accueillante; il émerge sans hâte d’un nuage allongé, luit doucement et se replonge dans le brouillard mauve; une bordure chatoyante, dont l’éclat rappelle celui de l’argent ciselé, court tout en haut du nuage…Mais les rayons joyeux jaillissent à nouveau, l’astre puissant prend son essor avec une sereine majesté.
    Vers midi apparaissent d’ordinaire une multitude de petits nuages ronds, haut perchés, d’un gris doré à frange blanchâtre. Semblables à des îlots éparpillés sur un fleuve qui déborde à l’infini et les enserre de ses bras d’un bleu transparent, ils ne se déplacent guère; mais là-bas, à l’horizon, ils bougent, se pressent les uns contre les autres; plus d’azur entre eux, mais eux-mêmes ont pris la couleur du ciel; ils sont imprégnés de lumière et de chaleur. L’horizon garde toute la journée une teinte mauve uniforme; nul orage ne menace; à peine si, par endroits, s’estompent quelques raies verticales et bleuâtres: une ondée tombe quelque part.
    Vers le soir , ces nuages se dispersent; les derniers, imprécis comme une fumée, s’ étendent en volutes roses devant le soleil couchant; à l’endroit où celui-ci a disparu avec la même sérénité qu’il s’est levé, une lueur rougeâtre nimbe encore quelque temps la terre assombrie; et parmi ce halo, vacillante comme une lumière que l’on déplace avec précaution, voici que s’allume l’étoile du soir.

    Ivan Tourgueniev: Mémoires d’un chasseur

    Will,

    Quel bel écho, ce texte est magnifique, merci

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  2. La Cloud appreciation society a un site absolument superbe. Cette vidéo est magique :
    http://cloudappreciationsociety.org/summer-of-2010-a-time-lapse-edit/
    Nous avons pas mal de chance d’habiter sur cette planète… Travaillons pour éviter de la dégrader encore plus, notamment par la pollution lumineuse nocturne, inutile, génératrice de gaspillages énergétiques
    Une association travaille en ce sens : http://www.anpcen.fr/

    nous avons tous le pouvoir de faire quelque chose pour notre planète , c’est plus qu’un devoir, nous en sommes responsable…
    merci Peter de nous le rappeler

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  3. c’est merveilleux élisanne….j’aime à lever les yeux aux ciel ….souvent
    la nuit le jour …. »troublant » oui oui oui
    pure merveille à contempler le temps qui passe sans le voir passer
    mes étoiles pour vous** ***

    j’aime vos étoiles…merci Hélène

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  4. Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
    – Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
    – Tes amis?
    -Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
    – Ta patrie?
    – J’ignore sous quelle latitude elle est située.
    – La beauté?
    – Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
    – L’or?
    – Je le hais comme vous haïssez Dieu.
    – Eh! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
    – J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages!

    Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (1869)

    impossible de ne pas songer à ces merveilleux nuages qui passent là-bas !
    Merci

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  5. Elisane !
    Il me semble que vous avez toutes les dispositions et qualités pour nous rejoindre dans cette Société, dont je suis membre depuis 2008 ( Member N° 22461 ), et que votre adhésion honorerait, La Cloud Appreciation Society.

    http://cloudappreciationsociety.org/

    et qui magnifie l’art de savoir lever les yeux au ciel !

    Welcome, and fair wind

    Amx,

    bientôt mon numéro de membre après une si chaleureuse invitation !!!

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  6. Amusant car c’est le thème de mon billet à paraitre demain matin, tout seul comme un grand car je pars tôt. Variation d’un ciel d’orage sur Paris. J’aime beaucoup le mauve des deux dernières photos.
    Bises

    Les ciels sont troublants et le gris orage leur va bien…
    Bises

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