"Double je"

Je l’étais encore…

 » J’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore… »
*Albert Camus

Nicolas de Staël, « Ménerbes » 1954

J’ai ouvert le livre de mon histoire, j’ai feuilleté toutes les pages, tout relu, je n’ai rien supprimé, certains chapitres sonnaient faux et les mots ne trouvaient plus la place que je leur avais accordée par un enthousiasme trop impulsif .
En prenant le temps de la lecture des éléments de ma vie j’y ai découvert des choses magnifiques, des mots sensibles qui  nourrissent ma soif d’absolu, des mots simples de tous les jours aux couleurs lumineuses, aux accents de générosité.
C’est avec ces pages que je vais continuer mon histoire, ne reniant rien, le temps s’est chargé de me donner le loisir de faire le tri.

Pourquoi vouloir plus que la stupéfiante lumière des jours sans histoire…

 

*citation : Albert Camus in, L’Etranger

3 réflexions au sujet de “Je l’étais encore…”

  1. Oui, « pourquoi »…

    Pourquoi se prendre la tête, alors qu’il suffit (de passer le pont *), simplement de se prendre par la main…

    Quand vous serez à la plage, je penserai à vous, à la beauté du rivage, j’écouterai le bruit du vent de la mer dans un gros coquillage…

    (* Georges Brassens)

    encore un peu de patience pour le coquillage …

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  2. « Il y a beaucoup plus de gens émotifs que de vraiment sensibles.
    La sensibilité rayonne vers les choses, vers les autres.
    L’émotif égoïste est agité d’un mouvement comparable à celui qui secoue le pot-au-feu dans la marmite. Il mijote dans ses propres limites.
    Et cela ne va jamais bien loin quand on ne peut sortir au-delà de sa dure peau »
    Pierre Reverdy in « En vrac »
    je vous embrasse élisanne

    sourire Hélène pour l’image du pot-au -feu
    oui ne pas confondre émotif et sensible
    je vous embrasse

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  3. le 7 octobre 2006, Vous et une femme, la nuque, frissons.
    Misia
    Un début de soirée sur France Culture en sa compagnie, 21 heures. Une heure d’exception.
    Bien à vous
    JD

    merci Jean, j’ai écouté…
    un monument d’histoire entre ombre et lumière, mystères et vérités… Misia, ma valse…

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