jeu

Proposition de jeu d’écriture…

Un de mes exercices en atelier d’écriture…

Partir de cette phrase, et écrire l’histoire
Je suis celui à qui nous devons tous d’être immortels, et voici l’histoire qui le prouve irréfutablement,
et insérer :
On n’y va pas pour l’anisette ni parce qu’il faut y aller. Vous l’avez deviné .

15 minutes pour le rédiger…

Pour ne pas vous influencer je mettrai mon texte après les vôtres…

14 réflexions au sujet de “Proposition de jeu d’écriture…”

  1. Tout beau fruit trempé dans l’eau-de-vie, voit prolonger son temps de vie à l’infini…

    Pour la recette mieux vaut demander à un vieux du village…

    Belle journée le soleil brille…

    bonne journée, la piscine m’attend !

    J'aime

  2. Avant d’éteindre les lumières, je voulais vous remercier toutes et tous, pour votre participation à ma proposition d’écriture.
    J’ai retrouvé le temps d’un billet l’ambiance si particulière d’un atelier d’écriture.
    Ne manquent que les expressions du visage et la voix…

    Bonne nuit !

    J'aime

    1. Bonne nuit et merci pour cette pincée de sel au milieu de tant de sucre …. (je fais des confitures de prunes, je congèle des prunes, je fais des tartes aux prunes, ne me manque que la recette d’une bonne eau-de-vie de prune …),
      à bientôt, Elisanne !

      Bonnes confitures, tartes…
      je me souviens du temps où dans ma famille on distillait la prune, mirabelle etc…
      Bonne journée, ce matin panne technique sur le site…

      J'aime

  3. Quelques petites corrections qui prouvent au moins que le héros de mon histoire est bien imaginaire!
    ..je crus…
    Je me réveillai alors en sursaut, et rajustai mon habit vert pour me donner une contenance..

    sourire, rectification faite…

    J'aime

  4. ‘Je suis celui à qui nous devons tous d’être immortels et voici l’Histoire qui le prouve irréfutablement’. Le jour où j’entendis cette phrase a marqué ma mémoire d’une gêne étrange.
    Le sujet du jour était particulièrement ingrat. Comme souvent, je tombai bientôt dans une douce torpeur. Soudain, dans ce demi-sommeil, je crus voir un personnage de haute stature se drapant dans une grande cape de satin rouge et se penchant vers moi pour m’admonester ainsi d’une voix sourde:’ Même si la buvette que l’on met à votre disposition est bonne, vous savez bien qu’ici, on y va pas pour l’anisette, ni parce qu’il faut y aller.
    Vous l’avez deviné, je suis le cardinal de Richelieu’
    Je me réveillai alors en sursaut, et réajustai mon habit vert pour me donner une contenance..

    Will, merci pour ce rêve haut en couleurs…

    J'aime

  5. « Je suis celui à qui nous devons tous d’être immortels, et voici l’histoire qui le prouve irréfutablement … »
    Il s’était dressé face à elle de toute sa haute stature, statue de marbre au visage inquiétant. Aurélie, machinalement, avait serré son aumonière tout contre son sein lourd … ce sein si lourd qu’elle était venue demander à ce gourou parisien de la chirurgie esthétique s’il pouvait transformer d’un coup de bistouri habile cet opulent 120D en élégant 95C. Le visage et les mains blêmes, il lui rappelait le Comte Dracula. Il s’était lancé dans un discours abscon sur l’immortalité de ces femmes passées dans son cabinet … femmes richissimes, cela va de soi. Elle avait bien vidé la caisse de son boulanger de mari avant de prendre la poudre d’escampette avec Dominique mais aurait-elle assez pour se refaire la devanture en sus de sa poitrine comme il lui suggérait. Aimable avait bien à la banque d’autres économies, des « actions » comme il disait cet imbécile ! Pfff … A ce qu’on racontait à la télévision, les bourses chutaient et pas que … parce que depuis qu’elle était venue à la Capitale avec Dominique, les siennes aussi de bourses, « chutaient » … La faute à ses seins trop « régionaux » parait-il ! A Paris, la femme a le sein plat sous deux couches de marcels ! Dans son village ce sont les hommes qui portent le marcel et la culotte … Cela va de soi ! Combien allait lui demander Dracula pour lui « dépigmenter » la peau et la rendre aussi pâle qu’une vieille anglaise ? …

    … C’est ainsi qu’elle s’était retrouvée flanquée du beau Dominique, de bonne heure le lendemain, aux portes de son village devant les commères hahuries de la voir se ruer à l’ouverture du guichet de la banque, celle où Aimable avait ses comptes. A la question d’une d’entre elles de savoir si elle rentrait chez son boulanger de mari tout marri, elle avait rétorqué d’un ton hautain  » On n’y va pas pour l’anisette, ni parce qu’il faut y aller. Vous l’avez deviné » … je le quitte et je veux ma part du gâteau !

    Voilà ma copie un peu en retard car elle parait après la tienne … Je suis dans les temps imposés !

    Armelle, j’espère que son 95C va la combler à tout jamais !

    J'aime

  6. Devoirs de vacances, chouette!

    Il était fort improbable que la belle, si glamour, dans cette boite à jazz, livre à moi seul son intimité. Ce qui est impossible ici devient réalité dans le brouillon lunaire de mes pensées où rien ne peut, si je le veux, rester inachevé. Le miracle arriva, j’étais encore et toujours assis au bar où je n’en terminais pas de finir mon whisky coca quand dans mon verre la belle sans hésiter, les pieds nus, vint se poser et m’intima jusqu’à l’aube de me délecter de la voir danser.

    ———————–

    Je suis celui à qui nous devons tous d’être immortels, et voici l’histoire qui le prouve irréfutablement…
    Je devais avoir bien 14/15 ans. Nous étions une bande de jeunes avec des guitares, un accordéon et un banjo, certains chantaient juste et d’autres faux. Nous nous étions posés cet été là à Sénéchas pour vivre le rêve commun de l’année. En camp, On n’y va pas pour l’anisette ni parce qu’il faut y aller. Vous l’avez deviné. D’ailleurs à cette époque, tous, nous ne buvions que de l’eau. En camp, qu’avons nous fait finalement, à part savourer pleinement la liberté et pour certains goûter et dater le premier baiser ? Cathy et Phillipe, Sylvie et Hubert, Anne et Dominique et moi et votre père…
    Il y avait un petit cimetière à Sénéchas, quelques tombes simples et jolies ; sur une il était écrit : J’ai été ce que vous êtes. Vous serez ce que je suis.
    Aujourd’hui, je suis retournée à Sénéchas. Dans un pré j’y ai vu une bande de jeunes avec des guitares, une flute et un saxo, et bien sûr, certains chantaient juste et d’autres faux.

    merci pour votre participation…pas mal l’épitaphe …

    J'aime

  7. Voilà donc mon texte écrit dans l’ambiance d’un de mes premiers ateliers d’écriture un soir de 2004.
    Nous n’avions pas beaucoup de temps, juste 20 minutes pour la réflexion, et l’écriture,alors juste se laisser guider par les mots et la première intuition.
    Je ne vous dis pas les soirées « fou rire » après la lecture à voix haute de nos textes.
    Donc voici  » Immortalité »

    C’était une chaude journée d’avril, nous étions tous en vacances, jeunes, insouciants, curieux de découvrir cette région à la terre brûlante, celle de l’Andalousie. Les femmes toutes habillées de noir nous regardaient avec gravité et ne comprenaient pas notre exubérance.
    Nous n’avions pas vu qu’un cortège s’était formé, fanfare en tête suivie de pénitents eux aussi vêtus de noir. Nous frissonnions la mort était là présente dans cette procession de vendredi saint.
    Je n’aime pas ce mot  » mort  » toute petite déjà j’étais intriguée et voulais à tout prix savoir ce que signifiait être mort, et après qu’y avait-il ? J’avais beau questionner autour de moi mes proches, aucune réponse qui puisse retirer un peu de mon angoisse.
    Je feuilletais les livres, regardais les photos de sacorphages, de momies, de tableaux. Rien à faire j’avais peur, ces quatre lettres M O R T me terrifiaient, je n’y voyais qu’enfer et damnation.
    Là devant ce cortège qui pour moi devait être juste une image pour touristes, le questionnement revenait.
    Le soir après dîner, nous décidâmes tous d’aller nous divertir dans le café du coin. « On n’y va pas pour l’anisette ni parce qu’il faut y aller. Vous l’avez deviné ? » Non, mais pour rencontrer d’autres mortels.. Dans les rues il n’y avait pas âme qui vive, décidément ce village était bien lugubre la nuit, la mort dans l’âme nous rebroussâmes chemin.
    Il ne nous restait plus qu’à nous raconter des histoires.
    Quand Bernard se mit à parler de ses expériences avec les femmes, quand il parla de petite mort, là je compris que dans ce mot il y avait la vie, la joie, la jouissance.
    Ces quatre lettres M…O…R…T signifiaient, renouveau, nouveau départ, résurrection, immortalité…
    Ma peur s’estompa et la soirée se transforma en un éblouissant feu d’artifices… de mots à double sens.

    J'aime

  8. Je suis celui à qui nous devons tous d’être immortels, et voici l’histoire qui le prouve irréfutablement…

    Quand je l’ai rencontré pour la première fois, il descendait dans le Sud par la N7, au volant d’une superbe Panhard et Levassor décapotable. Sous son chapeau mou rigolo, posé en arrière de la tête, ses ceveux blonds bouclés et ses yeux bleus tout rond nous montraient bien que nous avions affaire à un poète.
    D’ailleurs tout en conduisant d’une main légère posée sur le volant, il sifflotait un air connu par les peintres en bâtiments, les maçons sur leur échafaudage, les petites mains des ateliers de couture, l’agent de police au coin de la rue, le gendarme sur son vélo, les canards qui parlent anglais dans un jardin extraordinaire, tous les gamins des villages de France, les marins regardant la mer…

    A la terrasse du café de Valence, je l’entendis répondre à la serveuse :
    – On n’y va pas pour l’anisette ni parcequ’il faut y aller. Vous l’avez deviné, seulement pour voir ma mère…

    Quinze minutes pour l’écrire, mais une nuit pour réfléchir… Y’a d’la joie… et v’la que mon coeur fait boum…

    Belle idée Charles que celle du voyage dans l’immortalité du fou chantant.

    J'aime

  9. Bon, ben, j’me lance … J’adore ces exercices Elisanne. ça m’fait du bien ! Je suis en vacances depuis hier soir … J’ai hâte de lire les textes des autres et le vôtre !
    Bonne nuit, Elisanne

    Je suis celui à qui nous devons tous d’être immortels, et voici l’histoire qui le prouve irréfutablement.
    Une clochette avait retenti alors que je poussai la porte du café. Quelques voix m’avaient salué, quelques visages s’étaient retournés. Ignorant les marques d’une pseudo sociabilité, je m’étais attablé. Puis j’avais dégainé. Mon carnet moleskine noir, avec sa couture à l’intérieur, et mon crayon, que j’emportais toujours dans la poche intérieure de ma vieille veste de velours élimée verte. J’avais déposé ma casquette à côté de moi, sur la table cirée de frais. Ce genre d’endroit, on n’y va pas pour l’anisette, ni parce qu’il faut y aller, vous l’avez deviné… J’avais quelque chose à terminer ici et maintenant. Je commandais un rouge avec une liqueur de cassis. C’était plus dans le ton de la région où le train qui s’était arrêté à Dijon m’avait déposé, les yeux encore ensommeillés, étonné d’être debout, sans bagages, sur le quai. Le roman que j’écrivais était un récit du début des origines du monde. Tout avait commencé par des pets dans l’infini gazeux qui s’échappaient du rien. Et puis la vie était apparue, milliards d’années après milliards d’années. L’homme était arrivé en dernier.
    Le chapitre que je devais clore maintenant se situait au XXIII ème siècle, et les plus brillants scientifiques avaient trouvé l’élixir d’immortalité ! Enfin, un gêne qui, accouplé à un autre gêne, empêcherait l’homme de vieillir … La mine de bois posée sur la page de mon petit carnet, j’étais Dieu et j’étais le Diable, j’étais le dernier Alchimiste, celui qui allait donner réalité aux rêves des hommes. J’avais retrouvé la pierre philosophale et le monde basculerait de nouveau.
    Enfermé dans mon laboratoire, je ne l’avais pas entendue approchée. Me collant une grande claque dans le dos, elle avait crié, d’une voix désagréable : ça f’ra 4 euros, mon p’tit monsieur, on ferme, c’est que demain, on ouvre à 6.00 , nous zôtes !
    C’est alors que l’équation miraculeuse s’était faite, je la notai en gribouillant rapidement sur un coin du carnet, jetai l’argent sur la table et quittai l’assemblée en m’excusant du dérangement. Dans la rue, me recoiffant de ma casquette, je ne pus m’empêcher de frissonner … L’immortalité pour cette femme ? Il fallait que je trouve une réponse et plus vite que ça !
    J’attendais caché derrière les poubelles du troquet. Lorsqu’une demi-heure plus tard, les lumières se sont éteintes, j’avais eu le temps d’en compter sept et que les derniers clients furent sortis, la femme a descendu les quelques marches à l’arrière du café. Elle avait les épaules voûtées. Elle s’est arrêtée, a regardé les étoiles. J’ai sursauté en l’entendant rôter. Puis, il y a eu un claquement de briquet. L’odeur de sa cigarette me parvenait. Elle fumait des roulés, un tabac hollandais, mes narines ne me trompaient jamais. Ses pas s’éloignaient. Je l’ai entendu fredonner « Green river », des Creedence Clearwater revival. Je restais scotché sur place. Elle venait de s’offrir l’immortalité, sans le savoir, cette garce !

    Natali,

    Comment vous dire…waouhhhhhhhhhhhhh, le talent était au rendez-vous.
    Vous allez être déçue par mon texte écrit dans l’ambiance d’un de mes premiers ateliers d’écriture en 2004, pas beaucoup de temps pour avoir une idée, juste se laisser
    guider par les mots.
    Bonnes vacances, je vous embrasse…

    J'aime

  10. 15 minutes, c’est trop tard, il est 19 heures ! Dommage…
    Mais j’aimerais bien lire votre texte.
    Marlène

    Marlène,
    15 minutes pour le rédiger comme en atelier d’écriture, laisser les mots venir, pour le mettre en ligne vous avez tout le temps, alors j’attends votre texte…

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s