jeu

Jeu d’écriture…


Je me suis prêtée au jeu d’un exercice d’écriture sur la toile avec comme contrainte ces dix mots à insérer dans le texte :

improbable, glamour, jazz, intimité, brouillon, lunaire, inachevé, miracle, hésiter, aube.
Quelques minutes plus tard, voilà le résultat.

Dans le cahier de ma mémoire j’essayais de gommer cette histoire inachevée, le brouillon de cet amour improbable. J’avais longuement hésité à le faire croyant au miracle. Sur la photo qui me restait de cette rencontre je retrouvai l’ambiance folle et glamour des nuits lunaires de Juan les Pins sous la pinède, cette musique chaude teintée aux couleurs du jazz qui nous ouvrait les portes de l’aube en toute intimité.

A vous !


crédit photo Jacques-Henri Lartigue

13 réflexions au sujet de “Jeu d’écriture…”

  1. Employé à tout va et n’importe comment, le mot « improbable » a pris cette résonance d’un glamour inachevé. L’hésitant et brouillon miracle des « bobos » en somme. On est loin de l’intimité du jazz tel que l’aime Elisanne, cette touche lunaire de l’aube.

    Antoinette,

    Merci pour ta contribution .
    Coïncidence je vais à la Tour d’Aigues dans deux semaines !!!
    Hélas trop tard pour le festival.

    A bientôt.

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  2. « Le miracle du jazz, c’est ce mélange improbable de glamour et d’intimité, qui loin d’être brouillon comme ses détracteurs n’hésitent pas à le qualifier, a marqué de sa poésie lunaire l’aube d’une renaissance musicale majeure encore inachevée à ce jour. »

    Merci Elisanne de nous donner une fois de plus l’occasion de parler de nos passions sur ce forum plein d’esprit, d’élégance et de légèreté.
    Will

    Will,
    vos mots donnent l’envie de laisser la musique prendre toute sa place et investir la maison.
    J’écoute en ce moment Miles Davis Blue in Green …

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  3. Oui ! Oui ! Elisanne, le « Furet du Nord » est « la » très grande librairie, la ou l’une des plus grandes librairies d’Europe. Le magasin principal se trouve situé Grand’place à Lille, dite aussi Place du Général de Gaulle…
    Dans le Nord, ils ont toujours tout fait tout en grand…
    Voyez, même au cinéma avec « Bienvenue chez les Ch’tis » !

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  4. Dans cette aube lunaire, constellée de gouttes de pluie, tu apparais, drapée dans le glamour de ton ciré noir, telle un miracle inachevé. Improbable intimité, dans ce vêtement de lumière, sans hésiter je me jette pour t’oublier dans les rythmes d’un jazz désespéré.

    Il le fallait bien…

    superbe…bel hommage à la bande des cirés

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  5. Le brouillon de notre amour inachevé résistera-t-il à l’aube ? Notre improbable intimité, née dans le glamour de ces quelques notes de jazz, fera-t-elle jaillir sans hésiter un miracle lunaire ?

    Pas si simple !!

    sourire…

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  6. Coucou Elisanne, je reviens avec un texte écrit un peu à la hâte … en exclusivité car demain, il sera en billet chez moi avec la photo qui a servi mon imagination …
    J’espère que le copier-coller va fonctionner … Bises

    Pourquoi hésiter, alors qu’il pleut, entre métro et autobus ? Parce que blottie contre la vitre de son bus, dans l’intimité des vieilles dames qui, d’arrêt en arrêt, se succèdent sur la banquette à son côté, elle se dessine le brouillon d’une journée improbable puisque depuis l’aube, il pleut. Le 24 de la RATP quitte la rive gauche et s’engage sur le Pont de la Concorde où un jeune homme s’évertue à jouer quelques accords de jazz pour égayer les rares passants. Quand soudain sur la Seine s’est levé un miracle. Une lumière insolite et lunaire a réveillé Paris, la nimbant d’une robe rose à paillettes très glamour. Elle descend à la hâte, bien avant son arrêt, mais la magie, déjà, s’en est allée … Il flotte sur la Rue Royale le parfum d’un rêve inachevé …

    J’adore ces jeux de mots !

    Merci Armelle, j’aime beaucoup l’idée…et la rue Royale un parfum de rêve inachevé pour moi…

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  7. Improbable rencontre, bien loin de Juan-les-Pins…

    Quand je pense que lundi dernier, je me promenai entre la rue Thiers et la rue Esquermoise… jusqu’au « Furet du Nord »… c’est vrai, nous aurions pu nous rencontrer mais il y avait « l’autre », et puis il ne pleuvait pas ce jour là… alors, peut-être une autre fois…

    Le Furet du Nord n’est-ce pas une célèbre librairie ?

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  8. Merci Elisanne, de ce jeu bienvenu.
    Pas très original pour mon texte … Mais c’était agréable de se laisser porter par la musique … Je vous embrasse,

    Son visage lunaire penché sur lui souriait. C’était un sourire brouillon, chiffonné. Ils étaient partis à l’aube, quittant l’atmosphère enfumée de la boîte à jazz, où ils avaient écouté McLaughlin, Di Meola, Stan Getz, Romano, Sclavis, Tessier, Chet Baker et Sonny Rollins … La nuit inachevée s’étirait en brillant sur les trottoirs du Vieux-Lille. L’intimité des lumières douces de la salle enrobant leurs mots nouveaux nés d’orange et de miel avait disparu … D’un geste improbable, il avait saisi sa main. Elle lui avait laissé. Petite main tremblante, miracle de légèreté. Il s’était dit à ce moment précis qu’il voudrait marcher toutes les nuits et tous les jours suivants, la main dans cette main-là … sans hésiter. Ils s’arrêtèrent en même temps, tous les deux, devant une vitrine de mannequins dénudés, offrant à leurs regards amusés, une lingerie glamour dans laquelle il l’avait imaginé immédiatement, étonné du désir violent qui l’emplissait soudain. « Tu viens prendre un café ou un thé » lui demanda-t-il ? L’orage éclata, pendant qu’ils couraient se réfugier sous le porche du restaurant « La cour des grands ». Ils se regardaient ruisseler dans les flaques qui coloraient de ciel les pavés de la rue de la Monnaie. Les notes sensuelles et cuivrées d’ « After the rain », de Coltrane, s’insinuèrent entre leurs mains et leurs lèvres jusqu’à ce qu’elles se touchent …

    Moi j’aime beaucoup, une vraie écriture de femme…
    Je vous embrasse

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  9. Le brouillon de notre amour inachevé résistera-t-il à l’aube ? Notre improbable intimité, née dans le glamour de ces quelques notes de jazz, fera-t-elle jaillir un miracle lunaire ?

    Peter il manque hésiter…
    merci pour votre participation

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  10. Bravo pour ce joli texte court mais tellement évocateur ! Bises

    coucou Armelle, je prends le temps de souffler en cet été bizarre…j’attends avec impatience mon escapade vers le Sud…bises

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  11. À gommer ce cahier de l’aube, brouillon improbable, j’avais renoncé au miracle, puis
    hésité devant sa mémoire, nudité glamour, mon imagination lunaire mettait mon cœur en jazz, la soif d’ intimité me précipitait à marcher dans la rue, seul, inachevé.

    merci pour la participation…

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  12. C’est pas d’jeu, à moins de l’écrire en verlan, pas moyen de faire autrement…

    Dans le cahier de ma mémoire j’essayais de gommer cette histoire véchanie, le illonbrou de cet amour bablepromi. J’avais longuement tésihé à le faire en croyant au raclemi. Sur la photo qui me restait de cette rencontre je retrouvai l’ambiance folle et mourgla des nuits nairlues de Juan les pins sous la pinède, cette musique chaude teintée aux couleurs du zzaj qui nous ouvrait les portes de l’beau en toute témitini.

    Une heure après, les doigts sur les cordes de la guitare et les jambes croisées, n’ont pas bougés d’un pouce… j’en reste baba-cool !

    Mais comment s’appelait donc cette « boite à musique de nuit » de Juan les Pins où je n’ai pas mis les pieds…

    je ne suis pas douée du tout en verlan…

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