réflexions

Douée…

 

Suis-je douée pour le bonheur ?
Après réflexion je crois que oui !!!

Le bonheur n’est pas un état, alors saisir ce moment juste…
Ce temps d’été où m’est donné de vaquer à ma guise, soumise aux seules disciplines que je m’invente,  temps offert au grand air, aux rencontres, aux lectures…
Il m’arrive de le ressentir par n’importe quel biais, toutes les occasions me sont propices, soit il m’arrive de l’extérieur, soit je le fabrique avec n’importe quoi .
Les brèves durées qui me sont offertes, il me faut les vivre !

Bonheur quand j’ouvre les yeux, d’exister, simplement d’exister, renaître au jour sans bien savoir ce qu’il va m’apporter, retrouvailles du corps qui s’éveille, s’étire, balbutie ses gammes, bon pour un jour de plus.
Bonheurs…
Liés à des instants, à des lieux, à des êtres, venus du corps ou du coeur. Bonheurs, autant de ponctuation de ce que je suis, de ce que j’ai voulu, du désir qui me porte.
Il y a toujours qu’elle qu’en soit la durée mesurable, des éternités chatoyantes, des moments d’extases. Un son, une couleur, un parfum, une saveur,une étincelle, bonheurs profonds, bonheurs provisoires, mais bonheurs.
Jeux de lumière… ciels d’été, azur rayé de longs sillages blancs,  lumière oblique du soleil sur la peau quand elle métamorphose les imperceptibles poussières en suspension dans l’air en particules d’or.
L’eau, la mer, l’ivresse de la rumeur du vent et du roulis des vagues se fracassant sur les rochers, en d’inconnues flammes claires d’écumes rieuses, la puissance du grand large.
L’émotion devant une toile de Staël, une visite aux Offices à Florence un jour d’hiver, Venise sous la brume.
Les livres courant sur les murs, les voyages, mon arbre sous lequel j’aime lire, la musique et ses sortilèges…
Et tous ces petits bonheurs plus intimes, la peau de l’autre quand on la désire et qu’on frôle du bout des doigts, instant flou de volupté, un baiser sous la pluie…
Saisir soudain qu’il est impossible d’être plus heureuse que je ne le suis de « Ce rien qui est tout »( Pessoa.)
Rien ne peut empêcher la joie d’avoir été, vérité vibrante et musicienne.
L’été plus que toute autre saison est bien ce temps de se refaire une âme couleur de mer.