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Ignorer…

Elle aime voyager les jambes serrées dans un collant noir,
les jambes collées l’une contre l’autre dans le noir, sagement assise,
les mains simplement posées sur sa jupe portefeuille bien fermée.

Elle aime qu’il en soit ainsi entre les jambes grandes ouvertes
d’un homme qui fait mine de dormir.
Elle aime faire semblant de l’ignorer.
D’ignorer que la tenaille se resserre au croisement des voies.

Guy Goffette, in « Presqu’elles »

voyage en train

12 réflexions au sujet de “Ignorer…”

  1. érotisme….sans voie ….mais en regard …celui des autres qui nous transforme
    il faut savoir « se brûler » élisanne en osant…ais-je besoin de vous y encourager ?
    je ne le crois pas ….
    une découverte pour moi Guy Goffette…
    presqu’elles comme presqu’ils…..j’en re-demande élisanne
    je vous embrasse « en presque moi  »

    Hélène,

    A lire aussi « Elle, par bonheur et toujours nue » un long poème en prose sur la peinture de Bonnard et son amour pour Marthe sa femme , muse et modèle…
    Bonne journée, je vous embrasse , continuez à mettre des étoiles !!!

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  2. Ah ! La jupe portefeuille….
    et en face la bourse, qui pourrait faire grimper le CAC 40.

    l’amour est commerce vénal en chemin de fer…

    actions qui grimpent le moment d’en profiterl !!!

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  3. « Quand le café est passé, il faut le boire…
    Quand le train est passé, il est trop tard »
    Il arrive que la jupe portefeuille, porte aussi des fleurs et des fruits, cela s’appelle, un joli bouquet garni.
    A toujours se taire, on finit par ne plus plaire…
    Et quand on ne plait plus, on peut dire que c’est foutu…
    « Café bouillu, café foutu ! »

    Il est rarement bon le café dans les trains !!!

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  4. « l’on ne sait plus
    si c’est le temps qui passe ou nous
    qui passons à travers lui, les mains vides,
    comme un train somnambule à travers
    la campagne endormie (…) . » G.G

    « la vie est un train qui ne s’arrête à aucune gare »
    Yasmina Khadra

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  5. On ne peut l’ignorer…
    Quand on regarde les rails de chemin de fer, à l’infini elles finissent par se rejoindre…
    Avec ou sans secousses…

    en effet on ne peut l’ignorer

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  6. Je la vois sur cette voie et d’une petite voix je lui ouvre la voie d’un trajet pour voire si je vois son entrevoie!!éveillé ou endormi je suis là prêt d’elle mais je ne déraille pas!!D’un clic ou d’un clac je descends de ce train qui s’en va sur cette voie et je ne dit mot pour protéger ma voix!!

    il était une fois…etc.. clic, clac.

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