Cinéma

Léger et grave à la fois…

En ces temps de festival du cinéma, j’ai envie de vous parler encore et encore de ce magnifique film de Wong Kar Wai  » In the Mood for Love « 
dont les  images restent gravées dans ma mémoire.

mood-for-love.1305103589.jpg

Un conte d’amour et trahisons dans la  Hong Kong des années 1960
L’histoire d’un amour avorté, la solitude, la difficulté d’exprimer ses sentiments,
le temps qui passe et les souvenirs qui restent.

Film riche et complexe à la mise en scène sublime et sensuelle, une musique qui accompagne magistralement  le film qui me fait penser à un ballet, les corps
s’aimantent et se séparent et l’interprétation quasi féline du couple est exceptionnelle.
Je pourrais rajouter que le parti pris de la lenteur, qui se noue jusque dans les volutes de fumée des cigarettes, ajoute à la sensualité diffuse et tenace. Que le choix des lumières et des couleurs chaudes, sang et or, cajole les sens.
Et puis cette musique…

Cette rencontre d’un homme et d’une femme qui cherchent des réponses à des questions simples sur l’amour, la blessure liée à l’infidélité, les origines d’une rencontre et le regret.

Ce film  décortique les stratégies de séduction entre les deux personnages en ne s’attachant qu’à l’essentiel, toutes ces petites choses anodines qui sont le ferment de la passion érotique.
Regards subrepticement échangés dialogues à double ou triple sens, frôlements équivoques.
C’est un de ces films qui longtemps après dans la mémoire de nos sens nous révèle un peu plus de nous-mêmes et qui nous prévient que l’amour ne peut être que léger et grave à la fois.

 

Parce qu’Elle voudrait le toucher,
Elle s’éloigne
Parce qu’Elle voudrait lui parler
Elle se tait
Parce qu’elle voudrait l’embrasser
Elle s’écarte
Et lui regarde
Persuadé qu’elle est indifférente
Il tend l’oreille
Il n’entend que silence
Croyant que c’est volonté de distance.