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Uzès en avril…

« La patine est le principe des chefs d’oeuvre. »
André Gide

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Promenade dans Uzès…ville d’art et d’histoire…

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 » O petite ville d’Uzès !
Tu serais en Ombrie des touristes de Paris accourraient pour te voir ! »

André Gide ,in « Si le grain ne meurt »

 

Par ces quelques images je voulais vous faire partager le plaisir que j’ai à chaque fois en allant dans cette ville où Racine écrivit :
Et nous avons des nuits plus belles que vos jours.
Je vous conseille un merveilleux hôtel , celui d’Entraigues

Mais les journées sont belles aussi à Uzès.

 

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Retour…

Voilà, de retour, toutes les bonnes choses ont une fin.
Mais plein d’images dans ma tête de quoi meubler les jours où le soleil brillera moins.
Que vous dire, les jours heureux n’ont pas d’histoire, mais néanmoins contente de pouvoir vous lire sur un écran d’ordinateur « géant » mon petit Asus d’escapade était minuscule…
Je vous vois mieux, si, si…

Bon, il faut que je m’occupe un peu de la maison et du jardin , en attendant de me remettre à écrire je vous envoie une des photos de ma balade au pays de la mer et des étangs chanté par Charles Trenet.

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Albert Camus

Bon vent…

Je regardais la mer…
et je rassasiais les deux soifs qu’on ne peut tromper longtemps

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sans que l’être se dessèche , je veux dire aimer et admirer.

 

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Quand une fois on a eu la chance d’aimer fortement,
la vie se passe à
chercher de nouveau cette ardeur et cette lumière.
Le renoncement à la beauté et au bonheur sensuel qui lui est attaché,
le service exclusif du malheur,
demande une grandeur qui me manque.

 

Albert Camus, extraits de retour à Tipasa

 

J’emporte partout mon livre de chevet,
Camus ne pouvait qu’être de la fête, regarder, admirer, humer, sentir…
La fin de l’escapade approche,mais toutes ces émotions resteront dans mon coeur.

 

Bonne fin de semaine à vous et encore merci pour vos mots, vos pensées.

"Double je"

Je rêvais au bord de la mer…

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Je regardais la mer …
J’aime tout ce qui ondoie…
Je sens les vagues ondoyantes dans mon âme…
J’ai vécu parmi les rochers, d’où je scrutais la mer…
Quand la vague se répand et que l’écume gémit,
il me semble alors que mille voix minuscules me parlent.
L’écume ne paraît fraîche que si l’on croit à son unité.
Tout est multiple, et nous ne savons rien…
Voulez-vous que je vous dise ce que je rêvais au bord de la mer?

Quelques mots assemblés, extraits du :
“Le marin” de  Pessoa
pour vous souhaiter un bon dimanche.


Photo prise ce matin au réveil…maintenant grand soleil…

Musique

Plus jamais en avril, toucher le lilas blanc…

Lettre à Jacques Brel…

Aujourd’hui 8 avril tu fêterais un nouveau printemps, tu serais un bien vieux monsieur.
Bon anniversaire à toi l’ami qui nous as quittés beaucoup trop tôt, je m’en souviens comme si c’était hier.
Je t’aimais bien tu sais… toi qui chantais ne me quitte pas…
Veux-tu que je te dise: gémir n’est pas de mise aux Marquises …mais voir un ami pleurer…
Tu m’as accompagnée en chansons depuis de nombreux printemps, la première fois que je t’ai entendu c’était avec “la lumière jaillira”et”au printemps” depuis tu es toujours présent dans ma vie, dans les moments de doute et de joie, tu fais partie de ces belles rencontres qui illuminent le chemin.Tu avais raison en chantant c’est » trop facile de faire semblant. »
Non, tu ne m’as pas quittée !

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Paul Gauguin  “Nafae Faaipoipo” 1892

Lettre à Jacques Brel…de Barbara
« Gauguin
 »

Il pleut sur l’île d’Hiva-Oa.
Le vent, sur les longs arbres verts
Jette des sables d’ocre mouillés.
Il pleut sur un ciel de corail
Comme une pluie venue du Nord
Qui délave les ocres rouges
Et les bleus-violets de Gauguin.
Il pleut.
Les Marquises sont devenues grises.
Le Zéphir est un vent du Nord,
Ce matin-là,
Sur l’île qui sommeille encore.

Il a dû s’étonner, Gauguin,
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de la mer du Nord.
Il a dû s’étonner, Gauguin,

Comme un grand danseur fatigué
Avec ton regard de l’enfance.
Bonjour monsieur Gauguin.
Faites-moi place.
Je suis un voyageur lointain.
J’arrive des brumes du Nord
Et je viens dormir au soleil.
Faites-moi place.
Tu sais,
Ce n’est pas que tu sois parti
Qui m’importe.
D’ailleurs, tu n’es jamais parti.
Ce n’est pas que tu ne chantes plus
Qui m’importe.
D’ailleurs, pour moi, tu chantes encore,
Mais penser qu’un jour,
Les vents que tu aimais
Te devenaient contraire,
Penser
Que plus jamais
Tu ne navigueras
Ni le ciel ni la mer,
Plus jamais, en avril,
Toucher le lilas blanc,
Plus jamais voir le ciel
Au-dessus du canal.

Mais qui peut dire ?
Moi qui te connais bien,
Je suis sûre qu’aujourd’hui
Tu caresses les seins
Des femmes de Gauguin
Et qu’il peint Amsterdam.
Vous regardez ensemble
Se lever le soleil
Au-dessus des lagunes
Où galopent des chevaux blancs
Et ton rire me parvient,
En cascade, en torrent
Et traverse la mer
Et le ciel et les vents
Et ta voix chante encore.
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de la mer du Nord.

Il a dû s’étonner, Gauguin.
Souvent, je pense à toi
Qui a longé les dunes
Et traversé le Nord
Pour aller dormir au soleil,
Là-bas, sous un ciel de corail.
C’était ta volonté.
Sois bien.
Dors bien.
Souvent, je pense à toi.
Je signe Léonie.
Toi, tu sais qui je suis,
Dors bien.