réflexions

Ce qui fait défaut…

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Nos blogs sont peut-être la scène de ce manque ?
Une réponse à la question de quoi manque notre désir?
Comédie humaine, Commedia dell’ arte
Arlequin, Colombine, Pierrot
Auguste, Clown blanc,Contre pitre…

 

7 réflexions au sujet de “Ce qui fait défaut…”

  1. Merci pour votre accueil sur ce blog, où je me sens en communauté de pensée avec les textes publiés, souvent très beaux, notamment ceux de Camus et de René Char. Mon texte, que j’ai déjà inséré en commentaire, évoque au contraire une rencontre de jeunesse, vieille de plusieurs décennies, d’êtres humains aux croyances différentes.Celle qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas. L’écriture est le seul deuil au manque qui vaille, j’y ai beaucoup travaillé, et, le pensant achevé, ma pensée a encore évolué. Je me permets de vous le soumettre à nouveau…

    Non sans ignorance

    « Tout ce que je sais,
    C’est que je ne sais rien. »

    A jusant pastel, pas mêlés incertains, affection singulière, convalescente et sage,
    Tôt cultivée des testaments esbaudie à l’inclination angoissée possessive et féale
    Parallèles croisées, vagues étales frêles, âge idiot du sceptique à l’idole sans fard

    Froisser sa foi dissidente de réforme, réserve inquiète, progrès, hors dieu images
    Pudeur, transparence voilée, causticité parfois voix de gorge aux paroles loyales.
    Caté sans clergie, l’insensé censure l’aimantée dissemblance désirée, qui l’égare.

    Point ne ploie le roseau, seul, grand largue, encores et déjà ailleurs et sauvage,
    Tels les fiers ajoncs austères des ruines sans armes d’âpres tournois de mistrals,
    Ironique au païen, esquifs mirés, aïeux marins, baies, brumes, estrans de hasard.

    Souvenirs somnolés, l’esquisse ritournelle l’aquarelle intemporelle telle l’orage,
    Aux vives eaux sans oubli l’onirique filet puise l’irisée prunelle au pli palpébral,
    Cligne-levis ourlé, reflets éclair enchâssés, miroir de l’œil, mystère d’un regard.

    Vacances Trinité flâneuse, Monde quotidien, présentoir, constat à la une, étiage,
    Corentin des lustres évité pommes au pommier, amers alignés du bien et du mal.
    Tant d’amis fauchés, taisant d’avant sans vel peccant, dévoile l’harmonie vivoir.

    Sonate sans verbe, café Pascal, visages intenses cheminent, au pari sans bagage. Barrière fleurie rompt trine silence. Lou, journée celée blason de paix hivernale,
    Coulpe et amitiés retenues. Sans ressort, mots se mêlent en scholie et brouillard.

    Vif, valse le pont Titanic, marche de noèmes en noèses la sente amie du langage. Longtemps voulue…Histoire simple impossible…signe l’une colombe amicale.
    Tribu à suet, roule et s’enroule toujours la houle pulvérisée d’éternités illusoires.

    Sol si las échangés, silences épars. Pléiades, trous noirs, quasars, chaos sans âge
    Entrelacs, écoutes du monde en voile d’ignorance. Estuaires éphémères d’opale.
    Plume garde son visage sans besoin et donne, sans l’avoir, l’indigo aboli du soir.

    Merci à vous.

    Merci à vous pour ce partage…
    Félicitations pour ce beau poème si dense…

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  2. C’est étrange comme je lis ces temps ci beaucoup de réflexions des blogeurs de longue date sur leur rapport à cet exercice. Exercice relativement nouveau et je pense que nous ne sommes qu’au début d’une aventure dont nous serions des pionniers ….
    Bises
    de part ma petite expérience (sept ans) je trouve que l’aventure est derrière nous , nous étions peu nombreux, nous nous connaissions, les rencontres étaient fréquentes pour preuve la majorité des anciens se fréquentent encore et pour beaucoup écrivent encore…

    Bises

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  3. … »de quoi manque notre désir ? »

    – Plus de présence et moins d’absence
    – Plus d’humour et pas moins d’amour
    – Plus de tendresse et pas moins d’ivresse
    – Plus de paix et pas moins de respect…
    Pour la vie sur Terre et dans tout l’Univers…

    Heureusement, il y a « double je » !!!

    sourire…

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  4. Se découvrir en découvrant l’autre, une preuve d’amour qui garde sa part de mystère, jusqu’au jour où tout s’éclaire et devient lumineux…
    « sans toucher à son ombre « , et suivre son chemin, « entre rêve et réalité »…

    Charles poète du printemps …

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  5. « Un homme a toujours deux caractères : le sien et celui que sa femme lui prête… »

    Peut on imaginer qu’il puisse alors le confier , aussi, à un journal intime , en forme de dialogue, intime en ce qu’il peut être unique, – comme à sa source le plus grand fleuve à multiples affluents- , autant qu’essentiel puisqu’il lui permet de sortir du manque d’être , en s’exprimant ?
    Et si ce besoin nouveau était tout autant creusé par l’époque actuelle que comblé dans de nouvelles techniques qu’elle suscite ?
    Et si une d’elle avait enfanté , en synthèse, le  » blog » ?

    Bon vent !!….ce qui n’est que de l’air qui se déplace …de dépression en dépression…

    Amx,

    une de vos réflexions comme je les aime…
    alors va pour les nouvelles techniques, pour cet enfantement
    …cette manière de se parler et d’échanger…
    car sans échange un blog n’est rien qu’une chambre vide où l’on se parle seul dans le noir…

    encore un peu de Camus « Un homme se définit aussi bien par ses comédies que par ses élans sincères » 

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