réflexions

NE PLUS LAISSER FAIRE

« Une première en Isère : des enfants raflés à l’école
vendredi 28 novembre 2008 (16h28)

Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu,accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour « un rendez-vous en préfecture », ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.

Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.

Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.

C’est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.

Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école.

Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire « on ne savait pas ».

Merci

Réseau Education Sans Frontières 38″

Photo Jacques Guez – Expulsion de familles d’immigrés, il y a trois ans, le 2 septembre 2005- jour de la rentrée scolaire – 4 rue de la Fraternité à Paris XIXe

1 réflexion au sujet de “”

  1. « “nounours” un beau matin se trouva dans les bras d’une petite fille aux yeux profonds et tristes et fut adopté par elle.
    Hélas cela fut de courte durée, elle ne put le garder car on avait décidé pour elle, elle devait quitter son pays d’accueil. En larmes elle l’abandonna, il n’y avait pas de place pour lui dans ses maigres bagages. »

    extrait de Caramel

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