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Passion…selon Zweig…

« La destinée heureuse ou maléfique, est ce qui du désir, se réalise, tout le reste n’est qu’existence. »

Un extrait sur la passion tellement bien décrite dans la nouvelle « Amok »
Dans un sonnet qui ouvre le recueil , Zweig écrit ces vers :

Seule la passion qui trouve son abîme
Sait embraser ton être jusqu’au fond
Seul ce qui se perd entier est donné à lui-même.
Alors, prends feu ! Seulement si tu t’enflammes
Tu connaîtras le monde au plus profond de toi !
Car au lieu seul où agit le secret, commence aussi la vie.

J’aime l’œuvre de Zweig il dit l’essentiel, rapidement,efficacement.
Elle décline l’amour sous toutes ses formes…
passionné/ simulé,
sensuel/ cérébral,
conjugal/ adultère,
juvénile/ sénile,
coupable/ triomphant.

Mais il laisse toujours assez de mystère pour que notre imagination complète à son gré le ” Non-dit “,
il décrit les signes de l’amour, les actes fous du passionné mais dit peu ou rien sur leurs émois.

Voilà quelques nouvelles que j’ai particulièrement appréciées.

Zweig

La confusion des sentiments

-Rien ne trouble plus puissamment quelqu’un que la réalisation subite de son ardent désir.

-Il y a certaines paroles qui ne sont d’une vérité profonde qu’une seule fois.

-La pause, elle aussi fait partie de la musique.

24_heures_de_la_vie_dune_femme

24 heures de la vie d’une femme

Vieillir n’est au fond pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.

-J’ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger.

-Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours.

-Toute vie qui ne se voue pas à un but déterminé est une erreur.

-La vérité à demi ne vaut rien, il la faut toujours entière.

Ivresse de la métamorphose

Le joueur d’échecs

Zweig_pitiedangereuse

La pitié dangereuse

Brûlants secrets

Freud La guérison par l’esprit

Amok

Clarissa

Il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments si l’on ne parvient pas à les communiquer.

-les hommes sont surtout fascinés par ce qui est le plus éloigné d’eux.

-Avoir peur c’est mourir mille fois, c’est pire que la mort

L’amour d’Erika Ewald

Il est des heures vides, creuses qui portent en elles le destin.

C’est au Brésil qu’il s’est donné la mort avec sa femme.
Un extrait
de ses adieux:

Zweig_handschrift_1

« Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d’errance. Aussi, je pense qu’il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.

Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux.”

Stefan Zweig, Pétropolis, 22-2-42


En ce jour de la Saint Augustin je ne pouvais mieux clore ce billet qu’avec ses mots

“Celui qui se perd dans sa passion, perd moins que celui qui perd sa passion”