poésie

Courant de vie…

  
  
Par la soif, j’ai appris l’eau ,
par l’eau ,j’ai appris le temps.
Le temps qui s’enfuit comme l’eau,
l’eau comme le temps.
A la source je suis allée, 
J’ai croisé un murmure,
Un courant de vie,
Un ruisseau de désir
Ouvert en moi.
Avec une goutte d’eau fraîche
La soif du coeur ne s’apaise pas
A la source il me faut chercher l’eau
Et seulement du bout des doigts
Connaître la soif…
  
  

4 réflexions au sujet de “Courant de vie…”

  1. Voilà ce que j’ai lu hier, et j’ai tout de suite songé à votre billet….
    « La grossesse était un état. Il s’achève. La naissance est une précipitation. « Je perds les eaux! » lui a-t-elle dit, sachant que d’une heure à l’autre les douleurs vont venir, le corps à nouveau débordé, le corps bientôt vidé mais surtout séparé de ce qu’il abritait.
    Au milieu de son rêve, l’homme entend ces mots : « les eaux ». Il sait bien que ce sont les mots qu’on prononce à propos de cet instant, à propos de ce surgissement. Il y a longtemps, il les a lui-même entendu prononcer dans des circonstances dramatiques. Cette nuit, c’est ce pluriel énigmatique qui déferle sur lui.
    Pourquoi « les » eaux? C’est le pluriel du déluge, le pluriel de l’origine, les eaux limoneuses dont toutes choses sont sorties, celles qui charrièrent du vivant, des cellules, des graines, les eaux troubles où nagèrent les premiers monstres, celles auxquelles s’arrachèrent ces reptiles-foetus bien gluants qui venaient au monde dans une solitude effroyable, rampant, bavant, recrachant les eaux dont ils étaient pleins.
    Dans cette nuit profonde du commencement, le ciel était noir comme l’intérieur d’un ventre, quand seules les eaux étant plurielles, boueuses, montées de toutes parts. Une force neuve produisait en leur sein des courants tièdes où des nuées de têtards palpitaient comme un coeur en morceaux. « Les » eaux, « les eaux » jaillissantes, ruisselantes, sur lesquelles dérive aussi la nacelle de branchages et de glaise où vagit le bébé de personne, le bébé inconnu des eaux et des roseaux, le bébé à venir… »

    Pierre Péju : Naissances (folio 3384)

    Le même auteur a écrit il y a quelques années « La petite Chartreuse », où l’on rencontre un fantastique bouquiniste installé à Grenoble. Cette profession a naturellement toute mon estime…..(Sourire espiègle + clin d’oeil!)

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  2. cette cascade de mots apaise ce temps inexorable
    que vous connaissez fort bien,
    comment retenir cette eau qui s’échappe des mains,
    s’écoule déjà si loin;
    je lis et relis vos paroles ,
    la soif peut-elle se tarir dans le courant
    de la vie?

    V.

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