poésie

Solitude…

Le vieil homme est là,assis, le visage marqué, les traits durcis
par le soleil ardent et chaud  de la journée.
Il est là, assis, tout au sommet de la dune rougissante aux derniers rayons.
Les traces laissées sur le sable lentement s’effacent.
Le vent se jouant de l’espace en émettant des sons profonds.
Lentement le ciel se pare d’étoiles,la lune apparaît et couvre de son éclat
le vieil homme qui ne bouge pas.

6 réflexions au sujet de “Solitude…”

  1. Elisanne, je souris en lisant le début de votre commentaire et j’ai un rire franc vers la fin.
    Chut, voyons!!!!!Les bruns ténébreux aux tempes grisonnantes (ou aux cheveux franchement poivre et sel ) sont toujours les plus beaux, mais il y en a peut-être qui passent par ici, alors soyons discrètes, CHUT!!!
    Beaux ou mauvais jours, je déteste les miroirs et fuis toujours mon reflet dans les vitrines…Séduisante, conquérante??? Vous peut-être Elisanne, et je vous le souhaite! Plutôt du style à me faire toute petite et à raser les murs, cela ne me ressemble pas du tout. Même quand j’étais jeune et que j’avais quand même l’atout de la fraîcheur, alors maintenant en vieil épouvantail, il ne faut pas rêver! (Pas non plus l’âme d’une bergère, surtout ici sur mon île, ou sous prétexte de virilité, l’hygiène des bergers laisse à désirer….J’accepte de me rouler dans l’herbe, mais avec un berger raffiné, non mais!)

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  2. Elisanne…Pour Emma, belle découverte du « Petit Prince », il restera le premier livre de sa vie. Le mien c’était « Blanche Neige », lu et relu par mon « fiancé », patient et attentionné, jusqu’à l’épisode tragique de la pomme empoisonnée, lorsque j’avais l »âge de votre petite fille… Il y a eu beaucoup de larmes versées, par cette fillette qui devait se faire consoler. Toujours le même scénario, jamais oublié cinquante ans plus tard…(et après je m’étonne de flasher sur les hommes bruns aux yeux foncés, hummmm!) …Emma risque bien de rechercher la compagnie de séduisants garçons au cheveux couleur de soleil! Il y a des évènements, des rencontres, des rendez-vous qui vous marquent au fer rouge.
    Superbe, votre citation de Millet! Je ne connaissait pas cet auteur, j’ai été attirée par le titre du livre, par le résumé. Pouvant aussi écrire au féminin et faire mienne cette phrase « Mais (si elle) aimait autant la solitude, c’était (qu’elle) pouvait ainsi laisser libre cours à ce qu’il faut bien appeler son originalité ou ses bizarreries ». Combien j’ai paru anormale souvent en ne quittant pas ma campagne, en ne voyant pas âme qui vive pendant plusieurs jours, car « il faut voir du monde! »
    « Le goût des femmes laides », je ne connais pas, mais je suis terriblement attirée par ce titre, m’étant sentie très longtemps très laide, mais pour laquelle personne ne pouvait ressentir de gout ou d’attirance, au point de traîner les pieds pour montrer mon image, acceptant de me faire photographier de loin, ou de dos, et parfois aussi de loin et de dos, et détruisant beaucoup de clichés. Rapide retour sur votre précédent billet, et la bataille qu’il me fallait mener lorsqu’une administration me réclamait une photo d’identité.
    Dans de tels cas, il n’y a rien d’extraordinaire à rechercher la solitude, on fuit ainsi le reflet que l’on peut percevoir dans le regard de l’autre, et surtout la répulsion qu’on pourrait lui inspirer. La solitude est aussi un rempart, une protection.

    Juste un petit coucou Odile,
    belle gourmande de la vie que vous êtes, j’aime bien moi aussi les beaux bruns ténébreux même si leurs tempes entre temps sont devenues grisonnantes… dans les mauvais jours nous nous trouvons toutes laides et ne retrouvons pas notre image, celle de cette femme séduisante et conquérante à qui la vie appartient.
    Je pense à la chanson « Le berger » avec un brin d’espièglerie pour la fin…

    Bisous et bonne journée !

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  3. Petites minutes d’iconoclasie …dans un long week-end :

     » Le berger..  »

    Le berger écoute le vent
    Le berger compte les étoiles
    Le berger regarde le temps
    Grisailler son manteau de toile

    Le berger confie son troupeau
    A l’épaule de la montagne
    Le berger joue de son pipeau
    La voix du torrent l’accompagne

    Mais par les longues nuits d’été
    Couché, seul, sur le dos, dans l’herbe
    Compagnon de l’éternité
    Le berger…Le berger…
    …..S’emmerde !  »

    Paroles:… Francis Blanche. ..Musique: Gérard Calvi
    © Vogue

    Bon vent!
     

     Amx,

    Tout sourire ce petit clin d’oeil du matin…
    mon côté espiègle me renvoie vers ce refrain pour gommer la solitude du berger !
    musique Mireille paroles Jean Nohain

    « Couchés dans le foin
    Avec le soleil pour témoin
    Un p’tit oiseau qui chante au loin
    On s’fait des aveux
    Et des grands serments et des vœux
    On a des brindill’s plein les ch’veux
    On s’embrasse et l’on se trémousse
    Ah ! que la vie est douce, douce
    Couchés dans le foin avec le soleil pour témoin. »
     

    Bonne douce journée !

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  4. J’en profite tant que je peux encore me connecter pour rompre cette solitude où j’aime me retrouver.
    Lyne, c’est vrai que quelque chose rayonne dans ce silence minéral, une des phrases que j’aime aussi je vais la citer de mémoire, elle est de Michaux et dit
    « Le désert n’ayant donné de concurrent au sable, grande est la paix du désert »

    Odile, oui il m’arrive d’être une sauvageonne souvent, quant au « Petit Prince » je l’ai fait découvrir à Emma qui du haut de ses presque trois ans me demande à chaque fois qu’elle vient à la maison de mettre mon vieux 33 tours sur la platine(platine que je me suis offerte il n’y a pas longtemps pour pouvoir justement écouter mes vieux albums) alors c’est selon je dois lui mettre soit le passage de la rose, mais elle aime aussi celui du renard…
    j’ai découvert « Millet » par ces mots sur un des blogs que je fréquente
    « Ce que la femme et l’homme ont à se dire pour ne pas s’entre-déchirer gît dans le silence du regard : on l’appelle l’amour – le reste étant un malentendu, mouvement de nuages, vol d’oiseaux inconnus. »
    (Richard Millet. L’Orient désert.)
    mais je n’ai pas vraiment accroché avec « Le goût des femmes laides » l’avez-vous lu ?

    Bonne soirée, ici il fait trop frais pour rester au jardin. Profitez de votre île.

    Elisanne

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  5. « Il était de ces êtres, si incompréhensibles aujourd’hui, qui ont le goût de la solitude : une solitude qui était plus un accomplissement que de la misanthropie ou la contestation de l’ordre social qu’elle est devenue dans une société qui a fait du vivre-ensemble, de la transparence, du festif, de la convivialité, une des figures de la démocratie où les solitaires sont suspects aux vertueux hédonistes du nouvel ordre moral. Mais s’il aimait autant la solitude, c’était qu’il pouvait ainsi laisser libre cours à ce qu’il faut bien appeler son originalité ou ses bizarreries. »

    Petit éloge d’un solitaire – Richard Millet

    Une femme suspecte qui aime la solitude, le désert, Saint-Ex et le Petit-Prince!

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  6. J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…

    Antoine de Saint-Exupéry – Le petit prince

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