Nouvelle...

L »aube…suite 8

Son impatience de la découvrir physiquement grandissait, elle ne pouvait être dépourvue de la grâce qui filtrait à travers les inflexions de sa voix.
Doucement à voix haute il fit son portrait tel qu’il l’avait perçu cette nuit.
– Vous êtes une fille unique et pour compenser votre solitude vous avez beaucoup
rêvé pendant l’enfance, l’adolescence. Rêvé et lu ce qui vous as donné une âme romanesque.
Vous êtes vulnérable, inquiète, vous utilisez l’humour pour ne pas sombrer dans
la désillusion, vous craignez par-dessus tout le mensonge et la trahison. Vous êtes fidèle à vos idées, à vos amis. Vous vous êtes enfermée dans votre travail, la réussite ne vous comble pas.
Vous n’êtes pas encore prête à courir un nouveau risque affectif, vous avez trop peur de l’abandon qu’il soit voulu ou imposé.
Si  … ne vous a pas quitté volontairement, il s’agissait tout de même d’une rupture, la pire, sans doute. 
Elle répéta dans un murmure
-La pire et je n’en suis pas encore guérie, mais il le faudrait n’est-ce pas ?
-Aucune histoire d’amour, ne ressemble à une autre, on peut aimer différemment sans renier les souvenirs.
Des mots essentiels venaient d’être prononcés, ils le savaient, comme ils savaient qu’il était encore trop tôt pour s’aventurer plus loin.
Ces confidences  avaient éveillé en lui l’envie d’être aimé aussi intensément que l’avait été … Il enviait cet homme d’avoir inspiré de tels sentiments, mais il mesurait combien il s’était contenté de peu, une certaine routine sentimentale, un confort sexuel tout juste pimenté par la jouissance de la séduction nouvelle. Il se sentait condamné à ne pas connaître l’essentiel. Mais les évènements arrivent lorsque l’on se sent prêt.
Ils parlèrent encore longuement, elle finit par s’endormir.
Toute la nuit, rêve et réalité avaient contracté des alliances surprenantes scandant leur rencontre de tempos inégaux.
Il envisageait mal d’assister à son réveil, la crainte des mots qu’elle dirait, du geste qu’elle esquisserait, de son premier regard sur lui.
Il choisit de quitter cette maison où il s’était senti si bien.
Il trouva un petit carnet arracha une feuille et griffonna ces mots :
Je vous attends, venez quand vous voudrez,  » aujourd’hui  »
Puis il franchit le seuil et se retrouva dehors à l’aube naissante.
demain suite et fin…

1 réflexion au sujet de “L »aube…suite 8”

  1. L’aube est permanente, il faut savoir la voir

    tout est dans ce mot « savoir » et pourtant on a beau savoir encore faut-il pouvoir…

    belle aube, Antoinette

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s